Book of the month : L’AFRIQUE EST-ELLE SI BIEN PARTIE ? de Sylvie Brunel

9782361062170Aujourd’hui, j’ai choisi de me pencher sur un ouvrage de la géographe spécialiste du développement, Sylvie Brunel dont nous mettons plusieurs ouvrages à votre disposition 🙂

En 2014, elle publie un essai : L’Afrique est-elle si bien partie ? L’auteur y évoque le « retour » de l’Afrique sur la scène internationale grâce notamment à ses taux de croissance en forte hausse depuis le début des années 2000. A qui profite cette croissance économique ? Est-elle solide, durable et équitable ?

Le titre est un clin d’œil à l’agronome René Dumont qui avait publié en 1962 le livre L’Afrique noire est mal partie. L’auteur y déplorait les difficultés de l’époque : absence de programmes sociaux, difficultés des paysans, lourdeurs bureaucratiques, etc. 50 ans après, Sylvie Brunel va dans le même sens. Elle explique que cette croissance économique est trompeuse. Car si elle existe belle et bien, elle est soumise à la croissance chinoise qui s’essouffle et uniquement basée sur la fourniture de matières premières. La non-redistribution des richesses et l’oubli des dépenses sociales est source de frustration et de tension chez les jeunes.

L’Afrique est handicapée par des difficultés structurelles : Conflits ethniques, fuite des cerveaux, santé, pauvreté, régimes autoritaires, corruption, urbanisation à outrance, etc.

Toutefois, elle possède de solides atouts et opportunités à saisir : Après les ex-puissances coloniales, la diversification des partenaires commerciaux est une réelle aubaine si l’Afrique parvient à déterminer ses intérêts. Une croissance équitable est envisageable à condition d’instaurer une politique sociale de redistribution et de création d’emplois pour la nouvelle génération. Car la démographie jeune constitue à la fois une chance et un risque. Une nouvelle gouvernance, une culture du résultat vis-à-vis du peuple, la consolidation de la démocratie, l’accès à l’éducation pour tous sont des processus en cours. Bref, le changement est chaotique, lent et rapide à la fois.

Le livre est à mon sens particulièrement intéressant. D’abord parce qu’il est consacré à l’Afrique, continent trop souvent oublié de la géopolitique. Ensuite, il déconstruit méthodiquement les représentations alarmistes, exotiques ou excessives sur ce continent. Démolissant les clichés les uns après les autres, l’auteur offre une vision nouvelle et plurielle.

A noter que cet ouvrage a reçu le “prix Axyntis-Conflits du livre de géopolitique” dans le cadre du Festival de géopolitique de Grenoble en 2015.

 

Voici son résumé :

Épidémie d’Ébola, génocide silencieux des migrations clandestines, chaos suscité par l’explosion de la Libye… Alors que l’Afrique paraissait en voie d’émergence, l’actualité nous interroge : ce redressement est-il durable ?

Jamais l’Afrique n’a été plus injuste : sa croissance économique s’accompagne d’un creusement des inégalités porteur de graves tensions. La grande pauvreté persiste, y compris dans les pays émergents. Des milliers de jeunes rêvent d’une autre vie, mais voient leurs espoirs fracassés par un Occident verrouillé et des élites campées sur leurs privilèges. Conséquence de ces injustices, la rancœur grandit au cœur des villes. De graves foyers de tensions minent l’intérieur du continent et menacent les littoraux arrimés à la mondialisation. L’Afrique émergente est assise sur une poudrière.

Mettre en œuvre une croissance durable s’impose. L’Afrique a les solutions.

 

Pour aller plus loin :

Afrique, à qui profite le développement ?

Vidéo de TV5Monde du 15 décembre 2014. 12min07s

Sylvie BrunelEntretien avec Sylvie Brunel, économiste, géographe et auteure du livre “L’Afrique est-elle si bien partie ?” et Francis Laloupo, journaliste originaire du Bénin, et auteur de livre “France-Afrique, la rupture maintenant?”.

L’Afrique a la plus forte croissance économique au monde. Elle est de 4 à 5% chaque année, plus forte que la moyenne mondiale. Mais à qui profite cette croissance ? L’Afrique est-elle si bien partie ? Quelles seraient les conditions d’une croissance durable et équitable ? Y’a t-il un rejet de l’occidental ? Nos invités nous font un rapport sur l’enjeu actuel africain.

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Rencontre avec un auteur : Kidi Bebey

Et voici l’extrait audio de notre dernière rencontre avec un auteur !

Il s’agit de Kidi Bebey, qui est venu nous présenter son roman “Mon royaume pour une guitare”. Elle parle de son parcours d’auteure, de celui de son père le célèbre musicien et musicologue camerounais Francis Bebey, des relations culturelles France-Afrique et du thème de l’exil. En fin d’entretien, elle nous en lit un extrait de son roman.
Extraits de musique : Francis Bebey – Sanza Tristesse.

Merci encore à Kidi pour cette rencontre !

Le livre du mois : GETTING TO YES: NEGOTIATING AGREEMENT WITHOUT GIVING IN

Comment réussir une négociation

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Aujourd’hui, nous nous intéressons au best-seller de Roger Fisher, William Ury et Bruce Patton. Les trois auteurs travaillent au Harvard Negotiation Project, un centre de recherche et d’enseignement de l’université de Harvard qui a pour objectif de développer des méthodes éprouvées de négociation.

Leur ouvrage Getting to yes (Comment réussir une négociation en VF) est un des livres préconisés pour nos étudiants du MBA. L’ouvrage publié en 1981 est un succès d’édition qui a fait l’objet de nombreuses rééditions et a été traduit dans 31 langues différentes !

La négociation est inhérente au business et à la vie. Les auteurs nous proposent une méthodologie nouvelle et nous demande d’oublier tout ce que nous avons cru savoir sur le sujet. Fini le rapport de force obligatoire pour prouver notre supériorité et le choix entre les méthodes de négociation douce ou musclée.

Au contraire, les auteurs nous apprennent à différencier la personne de sa position, à établir une négociation gagnant-gagnant et à refuser le rôle de « victime ». Ils conseillent de mettre au point sa “MESORE” c’est à dire sa “MEilleure SOlution de REchange” afin que chaque parti bénéficie de “solutions de repli”. L’idée est d’obtenir un avantage mutuel grâce à une concertation équilibrée et de conserver une bonne réputation professionnelle. Plus facile à dire qu’à faire !!

L’ouvrage se lit facilement, donne presque l’illusion que négocier devient facile. On a immédiatement envie de mettre en pratique ce que l’on vient d’apprendre 😉

Convaincu ? Envie d’améliorer votre technique ? Vous pouvez trouver cet ouvrage dans le fonds de la bibliothèque en version originale et sa traduction française à la cote 9-4721-211 FIS.

 

Voici son résumé :

Quel que soit le domaine – famille, travail, relations internationales –, et que nous en soyons conscients ou non, nous devons négocier. Or, trop souvent encore, les différents sont « réglés » à l’issue d’une épreuve de force. Résultat, en instaurant un vainqueur et un vaincu, on crée des risques de nouveaux conflits : l’actualité nous en apporte tous les jours des exemples criants.

Rédigé par des spécialistes américains de la négociation et de la médiation, ce livre expose, concrètement, des stratégies éprouvées pour apprendre à négocier et parvenir à un accord satisfaisant pour les deux parties.

Avec plus de cinq millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis sa première parution – le succès de ce livre ne se dément pas. Cette nouvelle édition revue est complétée par des réponses détaillées aux dix questions le plus souvent posées, comme : la manière de négocier fait-elle réellement la différence face à une partie adverse plus puissante ? Que faire si les personnes elles-mêmes constituent le problème ? Comment adapter son approche en fonction de la personnalité, du sexe, de l’environnement culturel de l’autre partie ? etc.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille de regarder ce court-métrage d’animation qui synthétise ce que le livre veut démontrer :

Focus sur… LES GAFA V/s LES NATU

 

GA quoi ?wikipedia

Il s’agit de structures qui prennent la forme d’entreprises (et qui se distinguent donc par leur présence en tête du classement mondial du chiffre d’affaires dans le secteur informatique) et qui ont su se construire les plus grosses bases utilisateurs du monde : Google, Facebook, Amazon, Microsoft, Yahoo, Twitter, LinkedIn et d’autres. Les actuels géants américains sont ainsi surnommés GAFA, acronyme constitué des géants les plus connus (Google, Apple, Facebook, Amazon) ou GAFAM, (Microsoft). Il existe une version chinoise intitulée BATX pour Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

Les natu : acronyme de Netflix, Airbnb, Tesla et Uber, nouveaux géants du numérique qui reposent sur des modèles économiques différents des GAFAM dont ils contestent la puissance

NATU est un acronyme qui a été créé sur le modèle de celui de GAFA qui a rencontré un succès d’usage indéniable. NATU correspond aux initiales de Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Il regroupe donc les sociétés considérées comme symboliques du phénomène d’ubérisation rencontré dans le domaine de « l’économie digitale ».

 

 

Approfondissons !

Un bouleversement sectoriel impacte l’équilibre numérique

Les valeurs Natu (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) contestent la puissance des Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple).

Article de Tiago Pires du 7 août 2015. L’AGEFI

 

Le nouvel économisteVous avez aimé les gafa, vous adorerez les natu

La bataille perdue de la souveraineté numérique. Quant à la guerre ?

Article de Edouard Laugier du 28 octobre 2015. Le nouvel économiste.

 

Keley-ConsultingLes NATU ou la conquête par la disruption

Article de François Galtié, Manager Start-up (LeL & Revive) et Hugo Breitwiller, consultant digital Start-up (LeL & Revive) du 27 novembre 2015. KELEY consulting

 

 

Pour aller encore plus loin…

Vous pouvez emprunter le livre suivant :

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What would Google do ? de Jeff Jarvis disponible à la cote 4-602 HOL

In a book that’s one part prophecy, one part thought experiment, one part manifesto, and one part survival manual, internet impresario and blogging pioneer Jeff Jarvis reverse to discover forty clear and straightforward rules to manage and live by. At the same time, he illuminates the new worldview of the internet generation: how it challenges and destroys, but also opens up new opportunities.

Café Philo : on April 7th

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On Friday 7th April at 1pm at the library.

Café Philo HEC explores new and exciting ideas from philosophy and theory, providing perspectives which can enrich and shape creative thinking and decision making in business

In the upcoming event, we will explore central ideas from Transformative Experience, a recently published book that has been receiving sustained attention in Philosophy and the Social Sciences, particularly by theorists focusing on the nature of choice and decision making, and their relation to experience.

How can we rationally make subjective choices which entail dramatically new outcomes? According to L.A. Paul, transformative experiences constitute a major challenge for normative theories of decision making, one which has not been sufficiently appreciated as of yet. When making choices rationally from a subjective point of view, we need to have a grasp on the expected value of the outcomes, as well as of the nature of the future experiences involved. And yet, for choices involving radically new experiences, those also involving a fundamental shift in our preferences – for example, significantly changing the course of life, having a child, participating in a new venture or political movement – we are confronted by the fact that we can know very little about out subjective futures. This has serious implications for our decisions. Confronting this challenge, in Transformative Experience Paul develops the idea that choosing rationally, in cases of dramatically new experiences, might require us to regard big life decisions as choices to make discoveries about the intrinsic nature of experience

The event will be co-animated in English by Liza Kharoubi Echenique and Yaron Wolf, who will discuss central ideas as well as implications of this fascinating new work.

To attend this event, please contact Sylvie Marion: marion@hec.fr

 

Le livre du mois : BON POUR LA CASSE : LES DÉRAISONS DE L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE

  • Le choix de la bibliothèque :

clipart-thumbs-upSerge Latouche est économiste, philosophe et professeur émérite à l’université Paris-sud. Il est en France l’un des principaux théoriciens de la décroissance en économie c’est-à-dire l’idée selon laquelle la croissance économique est davantage source de nuisances que de bienfaits pour l’humanité. Spécialiste des rapports économiques nord-sud, il fustige l’idée d’une croissance éternelle et infinie et défend l’idée de la frugalité, de la simplicité volontaire et d’une « sobriété heureuse ».

Plusieurs de ses ouvrages sont disponibles à la bibliothèque 🙂

Parmi ces derniers, j’ai choisi de vous parler d’un ouvrage paru en 2012 et intitulé Bon pour la casse : les déraisons de l’obsolescence programmée. Cet ouvrage, le premier paru en France sur le sujet, explicite en détail ce qu’est l’obsolescence et comment elle est liée à la notion de décroissance. Dans un monde aux ressources limitées, comment vendre toujours plus et stimuler la consommation ? L’une des réponses est : Pour maintenir la demande, il faut que les objets périssent et même de plus en plus vite.

La société de consommation a mis en place simultanément 3 ingrédients : la publicité, le crédit et l’obsolescence. Chaque ingrédient nourrit l’autre jusqu’à former un cercle (vicieux ?), celui de la consommation de masse.

L’obsolescence planifiée est à différencier de l’obsolescence technique (perte de valeur des équipements du fait de l’apparition de nouveaux modèles plus performants) et de l’obsolescence symbolique (déclassement programmé des objets par la publicité et la mode).

Elle consiste à introduire dans les objets une pièce défectueuse pour en limiter artificiellement la durée de vie. Il ne s’agit pas seulement de rendre impossible une quelconque réparation mais bien de programmer au préalable une défaillance technique calculée. C’est l’usure artificielle. Et voilà comment l’imprimante s’arrête brutalement de fonctionner au bout d’un certain nombre d’impressions !

Le texte est court (135 pages), les exemples éloquents et le livre accessible aux profanes.

 

Tenté(e) ? 🙂 Le livre est disponible dans notre fonds à la cote 2-2041 LAT

 

 

  • Voici son résumé:

L’obsolescence programmée est un processus conçu et mis en application au milieu du DéchetsXIXe siècle aux États-Unis pour développer l’addiction à la consommation et rendre captif du système économique. L’auteur montre en quoi ce processus est toujours en cours dans la société contemporaine, avec une publicité omniprésente et des produits à durée de vie limitée.

 

 

 

  • Vous souhaitez approfondir le sujet ?

N’hésitez pas à visionner la vidéo suivante :

Café-livre du 28 février

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Voici les livres présentés lors du café-livre du 28 février :

The famished road (La route de la faim), de Ben Okri

« L’auteur, Ben Okri, est nigérien. Jeune enfant, il emménage avec sa famille à Londres où son père va étudier le droit. Il revient au Nigéria à la fin des années 1960 puis retourne à Londres à la fin des années 1970, pour y étudier la littérature à l’université de l’Essex grâce à une bourse octroyée par le gouvernement nigérian. Quand celle-ci s’épuise, Okri se retrouve à la rue, vivant dans des parcs. C’est à cette période qu’il écrit son premier roman: Flowers ans Shadows (1980).

En 1991, il écrit « The famished road », un roman dans lequel il raconte la turbulence du Nigéria à travers les yeux d’un garçon magique. Azaro est un « enfant-esprit ». Ces enfants viennent au monde et en repartent selon un cycle régulier qui leur permet de fuir la dureté de la vie. Azaro ne devrait pas rester sur terre, mais il décide de rester affronter la tragique mais fascinante réalité du monde. Il a la lucidité de voir sa naissance, vit dans 5m2 avec sa mère et son père. Ce dernier est un personnage remarquable qui a une hargne pour la vie. C’est un très beau livre qui mêle réalité, rêve et magie et qui décrit une Afrique aussi belle qu’inquiétante. » Daniel

 

My place, de Sally Megan

« Il s’agit d’une autobiographie qui, sous la forme d’un roman, parle de l’intérieur de l’expérience aborigène. L’auteur, Sally, est la petite fille d’une femme aborigène d’Australie qui s’est fait violer par un agriculteur. Enfant, elle se pense d’origine indienne, d’après ce que lui a expliqué sa mère. Elle découvre, plus tard, qu’elle est d’origine aborigène. Elle retourne sur le lieu de naissance de sa grand-mère pour en apprendre plus sur sa famille et découvrira le secret de ses origines. Elle débute la pratique du workabout, qui consiste en un rite initiatique où l’on va marcher dans la nature pour devenir adulte.

Dans le livre, elle adopte tour à tour le point de vue de sa mère, de son oncle et de sa grand-mère. Elle a une approche insolite, son livre est écrit avec tact, on sent qu’elle ne veut pas blesser la population blanche. »

Daniel nous lit 3 passages qui illustrent ces 3 points de vue, dont un où l’auteure explique pourquoi elle a décidé d’écrire cette histoire.

Films et livre à découvrir sur le thème des aborigènes : The rabbit-proof fence, de Phillip Noyce – Charlie’s country, de Rolf De Heer – Rue Cases- nègres, de Euzhan Palcy – Mort d’un trimardeur, de Arthur Uppfield.

 

Silex and the City. Vol. 7 : Poulpe city, de JUL

Drame des migrants, victoire du Front Néanderthal, angélisme bobo-sapiens, menace terroriste suivie en direct sur les chaînes d’évolution en continu : ce nouvel album de Silex and the City attaque frontalement tous les thèmes les plus brûlants de notre époque (4ème de couverture).

 

Le garçon, de Marcus Malte

« Un garçon né de façon sauvage, sans nom et très pauvre, traverse les époques sans savoir ni lire et écrire, sans aucune référence culturelle. Tous les 5 chapitres, on a une description de ce qui se passait dans le monde à cette époque.

Voici un moment assez important du livre : Lors du décès de sa mère, l’enfant va l’enterrer sans comprendre ce qu’est la mort. Il l’enterre parce que c’est la seule chose qu’elle lui ait apprise : enterrer les morts. Alors qu’il ne connaissait que sa mère et les alentours de leur cabane, il va commencer à se mettre en chemin à la rencontre des hommes.

Il s’agit d’un récit initiatique qui se passe hors société au début du 20ème siècle. Il fait beaucoup réfléchir sur les façons que l’on a de vivre et sur son rapport aux autres. » Anne

 

Origines, d’Amin Maalouf

« Amin Maalouf raconte l’histoire de sa famille. Il part sur les traces de son grand-père, de son grand-oncle… A travers son roman, il montre comment une personne est tentée de trouver dans un pays ce qu’il n’a pas dans le sien, avec l’espoir de réunir le meilleur de l’Occident et de l’orient. » Anne

 

Histoire de la violence, d’Edouard Louis

« C’est une histoire très crue et très intense où l’auteur parle de lui-même et où il dénonce un viol. E . Louis est aussi auteur d’un précédent livre « En finir avec Edouard belle gueule .» Matteo

 

L’amour des loving, de Gilles Biassette

“En 1958, aux Etats-Unis, Richard, un homme blanc, décide d’épouser Mildred, une femme noire. Le mariage a lieu à Washington. Puis le couple retourne en Virginie où ils sont confrontés à une difficulté majeure : dans cet état, à cette époque, les unions mixtes sont punies. Jetés en prison, ils seront condamnés, et bannis de Virginie jusqu’à ce que des avocats travaillant pour le mouvement des droits civiques adoptent leur cause et portent l’affaire devant la Cour suprême. Ils sont ainsi contraints à l’exil pendant plus de 25 ans.

En parallèle, on suit l’enquête d’un journaliste qui, dans les années 2010, interviewe un ancien sénateur de Virginie, en poste dans les années 50 et 60. Le journaliste doit écrire le portrait de ce politicien qui avait à l’époque avait ardemment défendu la ségrégation. IL découvre ainsi l’histoire de Mildred et Richard.” Matteo

Adapté récemment au cinéma : Loving, par Jeff Nichols

 

Call me by your name, d’André Aciman

« Il s’agit d’une histoire d’amour entre un adolescent et un professeur, d’une romance passionnelle qui dure le temps d’un été, au milieu des années 80. Tandis que Elio sort avec quelques filles, un professeur, invité l’été dans la maison de ses parents au bord de la mer, en Italie, va rentrer dans sa vie. Tous deux passent l’été ensemble, partagent des discussions sur l’archéologie, la littérature, la poésie, etc.

A la fin de l’été, Elio reste à Rome tandis que le professeur rentre à New York. Plus tard, Elio parle à son père de cette relation. Ce dernier ne le comprend pas, ne le juge pas mais aurait aimé connaître une passion d’une telle intensité, même le temps d’un été.

Les deux protagonistes se revoient bien des années plus tard à New-York, avec leurs filles respectives qui ont le même que leurs pères à l’époque de leur rencontre. L’histoire est touchante . » Matteo

Adapté récemment au cinéma : Call me by your name, de Luca Guadagnino

Focus sur… LE BREXIT : QUELLES CONSEQUENCES ?

wikipediaRappel des faits :

En décembre 2015, le Parlement britannique a adopté le European Union Referendum Act, prévoyant l’organisation d’un référendum le 23 juin 2016.

La procédure de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne est consubstantiel à l’invocation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne par le Royaume-Uni. Elle résulte d’une politique engagée le 23 juin 2016 jour où 51,89 % des Britanniques se sont prononcés en faveur d’un retrait dans le cadre du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.

Quelles sont les conséquences de ce retrait pour le Royaume-Uni et pour l’Union Européenne ?

 

 

Approfondissons !

xerficanalnewsHard Brexit: pourquoi le Royaume-Uni ne sera pas un paradis fiscal

Vidéo de Xerfi canal économie du 24 janvier 2017

Le Royaume-Uni a choisi la voie du « hard » Brexit. C’est le terme consacré… mais non nécessairement exact. Disons plutôt un Brexit net, où le pays ne part pas de l’existant pour l’amender. Mais revoit l’ensemble de la copie des droits et devoirs réciproques qu’il entend développer avec l’UE. […]

 

terra-novaBREXIT : Les opportunités d’une Europe sans Royaume-Uni

Note du think thank Terra Nova du 12 juillet 2016

Après le référendum de 24 juin 2016 où les Britanniques se sont prononcés pour une sortie de l’Union Européenne, Pénélope Debreu analyse les défis qui, après ce vote, émergent pour le Royaume-Uni et l’Union Européenne.

 

The United Kingdom’s exit from and new partnershipwith the European Union

Papier officiel publié par le gouvernement de Theresa May

Prime Minister Theresa May’s Conservative government has unveiled a “white paper” outlining its proposals for Brexit negotiations. The policy document was released one day after lawmakers took the first step towards approving her plan to trigger Article 50, the mechanism that starts divorce talks between the U.K. and the EU, which she wants to begin by the end of March.

 

 

Retrouvez une sélection d’ouvrages sur le sujet :

unleashing_demonsUNLEASHING DEMONS: THE INSIDE STORY OF BREXIT de Craig Oliver disponible à la cote 2-1021-1 OLI

This book is based on detailed notes which tell the story of every key moment from the decision to call a referendum to the subsequent civil war in the Conservative Party and the aftermath of the shock result.

 

 

 

Brexit how Britain left Europe.jpgBREXIT: HOW BRITAIN LEFT EUROPE de Denis MacShane disponible à la cote 2-1021-1 MAC

HOW COULD THIS HAVE HAPPENED? On 23 June 2016, UK voters elected to leave the European Union. The result was perhaps the biggest bombshell in modern British political history. In this edition of Denis MacShane’s, the former Europe Minister reveals the full story behind Britain’s historic EU Referendum decision. Denis MacShane was the only senior Remainer to have called the EU Referendum result correctly and his book provides the essential context to the new political and economic landscape of Brexit Britain.

 

la-fin-de-leuropeLA FIN DE L’EUROPE : L’UNION AU DEFI DU BREXIT d’Olivier Lacoste disponible à la cote 2-1021-1 LAC

Passant en revue les fondations et les principes de la construction européenne, l’essai démontre qu’ils contenaient en germe les défauts qui ont mené à la crise grecque ainsi que des menaces de dislocation. Différentes réalisations de l’Europe sont ensuite analysées pour mettre en lumière leurs insuffisances et les facteurs de désunion qu’elles représentent. Des axes d’évolution sont proposés.

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