La traque des lanceurs d’alerte de Stéphanie Gibaud

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Le 26 octobre, HEC Paris reçoit la lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud, l’occasion de se pencher sur son parcours et ses publications.

En poste comme responsable des relations publiques chez UBS France à Paris, elle a joué un rôle décisif en dénonçant dès juin 2008 les pratiques de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée de son entreprise. Depuis, elle a reçu le prix “Anticor” et a été nominée pour le prix Sakharov en 2015.

Figure de proue des lanceurs d’alerte français, elle milite pour leur protection en France et à l’étranger.

 

Voici quelques documents qui illustrent le sujet :

Dans LA GRANDE INTERVIEW, Stéphanie de Muru reçoit Stéphanie Gibaud auteur du livre «La traque des lanceurs d’alerte». En dénonçant les malversations orchestrées par la banque UBS qui l’employait, cette lanceuse d’alerte a permis à la France de récupérer 12 milliards d’euros et de mettre la main sur 38 000 comptes offshore. Aujourd’hui Stéphanie Gibaud n’a plus d’emploi et vit avec le RSA.

 

logo-le-mondeLe Monde propose un article intitulé Snowden, Deltour, Manning… Que deviennent les lanceurs d’alerte ?

Dans cet article , le quotidien explique d’où vient le terme de “Lanceur d’alerte”, détaille les affaires à l’origine des scandales et le parcours chaotique et différent de 6 lanceurs d’alerte.

 

La Bibliothèque met à votre disposition les deux livres de Stéphanie Gibaud à la cote 5-3135 GIB.

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Café-livre du 11/10/2018

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Ce café-livre a réuni cette fois 4 participants passionnés. Il s’est déroulé en anglais, so let’s say it in English!

On the menu, 3 books and 1 movie :

 

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L’hibiscus pourpre, by Chimananda Ngozie Adichie (available at the library)

It’s the story of a 15 years old girl who lives in Nigeria. Her father is a very well known man in the city and he’s trying to educated his children very like the church would like to. He seems very severe with his children and in the meantime he works for a journal where he criticizes the gouvernment. The girl discovers she had a grandfather she never heard of before. Her dad thinks his own dad would have a bad influence on her because he is not catholic and still invokes old gods. He sends  his 2 children to her sister who lost her husband and who has two others children. They discover they can learn and laugh, they change their point of view, they embrace freedom. Anne appreciated in this book to have the point of view of the children, it’d be on politics, worklife or beginning of love. Also she loved the courageous woman personified by the sister character.

 

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Journal d’un observateur, by Alain Duhamel

Nathalie is reading this essay by Alain Duhamel. “I like him. When he speaks I understand politics! He’s very clever.” He’s a french journalist and essayist. He is now 78 years old. He knew a lots of people. His parents wanted him to be a doctor, not a journalist. This book is nota biography but rather a retrospective on his profession. It is easy to read, and it is interesting because he tells how things were before. Politically speaking, she thinks he is centralized, in his explanations she finds him rather objective. He tries to be neutral. He narrates his past investigatons as a serie of intrigues.

 

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La cité de la peur, by Alain Berberian

Aditya, Indian student, really enjoyed this french movie. He was stressed all week long for  studying matters. Then, on Sunday, he watched this movie  with the HEC cinema club. He really laughed and started the next week more relaxed and  with a positive energy.

This is the story of a scene director who made a movie “Red is dead” and who is going to present it to Cannes Festival. The movie is really bad and don’t get attention until the projectionnists all die, one after another, in strange circunstances. The news get in the newspapers, more people get intrigued and want to watch the movie…

 

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Ces arbres qui nous veulent du bien, by Laurence Monce

This book invites us to a walk into the forrest. It compares the trees to human beings: explain how close we are from them, how they can help us to regenerate. Breath, energy circulation, plant bath… Many topics are developped to show how naturally we are not separated from the trees but how we form a “all” with them and how everyone can revitalize him(her)self. This topic reminds Aditya a story in Indian history. In the 18th century, people from 84 villages of Rajhastan refused the destruction of  trees on their land. So, to protect their forrest, the inhabitants, lead by the indian woman Amrita Devi,  decided to stay in turns by the trees, day after day.  Around 300 people were killed but  the villages eventually won: the Maharadjah who initially sent soldiers to cut the trees banned the destruction of the forrest.

The Bishnoi community was pioneer in ecology and the forrest protection carried on in 1970’s with the Chipko movement, also lead by a woman : Vandana Shiva.

Café-livre du 13/09/2018

 

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Pas moins de 20 personnes sont venues parler ou écouter parler de littérature lors de ce 1er café-livre de la rentrée !

Au menu du jour, 12 livres ! Les voici :

Irezumi par [Takagi, Akimitsu]

Irezumi, de Akimitsu Takagi. (dispo à la bibliothèque, cote : 895. 63 TAK)

Christelle nous présente le premier polar japonais écrit en 1947 dont la traduction en français est toute récente. Irezumi signifie tatouage. C’est l’histoire d’une femme tatouée  dont on ne retrouve que les bras et les jambes. On comprend que son tatouage intégral est l’objet de convoitise et que le tueur, sans doute un collectionneur de peau, avait pour but de récupérer son tatouage. A noter qu’au Japon, le tatouage est un art réprimé et mal perçu, on ne le montre pas de façon ostentatoire. Il a longtemps été réservé à une catégorie de personnes avec une connotation négative : criminels, prostituées, pompiers et yakuzas. Le polar japonais a un style moins rythmé que les polars occidentaux, ne vous attendez pas à des “up and down”, le style est sobre et l’enquête très descriptive. Ce livre vous invite à une plongée dans l’univers du Japon d’après-guerre avec tous les codes du milieu policier et de la société nippons.

 

Le ministère du bonheur suprême, de Arundhati Roy  (dispo à la bibliothèque, cote : 895.4 ROY)

Ce livre est écrit par une indienne altermondialiste, auteur notamment de “Le dieu des petits riens”. Il y a 2 personnages principaux dont les parcours  se déroulent, dans un premier temps, parallèlement dans une Inde où les castes et les guerres civiles dominent, puis se rejoignent par la suite dans un final plein d’espoir : Anjum, la transgenre appartenant à la caste des Hijras et Tilo, la femme indienne amoureuse d’un cachemiri à l’poque où L’Inde, le Pakistan et le Cachemire sont en guerre. Elles vont vivre des atrocités liées à la répression politique ou religieuse ainsi qu’à leurs choix de vies. Ces moments de vie très durs sont écrits “à l’indienne”, avec une plume pleine de poésie. Le Roman se termine par cette touche d’espoir et d’amour caractéristique des romans Indiens.

 

Le monde jusqu’à hier, de Jared Diamond

Ce livre s’intéresse à la question de l’homme tel qu’il existe dans sa diversité. Il met en lumière le fait que la majeure partie des études anthropologiques réalisées s’intéressent à nos sociétés modernes, des sociétés structurées en groupes de forte densité de population. Or il existe de nouveaux genres de vie peu étudiés dans des sociétés isolées de 100 ou même seulement 10 personnes, dont le modèle est peut-être issu des sociétés traditionnelles. Celles-ci ont inventé des milliers de solution en matière d’éducation des enfants, du traitement des personnes âgées, de justice et de résolution des conflits.  Elles peuvent nous inspirer pour trouver de meilleures pratiques de vie ou nous permettre de mieux apprécier des avantages de notre société que nous considérons comme normaux. Le lecteur a trouvé ce livre rafraîchissant et dépaysant !

 

Fictions, de Jorge Luis Borges ( dispo à la bibliothèque, cote : 864.1 BOR)

Il s’agit d’un recueil de  petites histoires qui nous plonge dans un monde fictif, fou et inventif qui possède en même temps les caratéristiques de La littérature d’aujourd’hui. Il aborde le thème du hasard et celui de l’organisation des sociétés. C’est un format de nouvelles intéressant, proche de la poésie, où Borges a su créer une atmosphère unique.

 

La Chine trois fois muette, de Jean-François Billeter

L’auteur, d’inspiration marxiste, explique dans cet essai le mutisme de la Chine sur la scène internationale. Pour cela, il adopte un double point de vue ; celui de l’histoire du capitalisme puis celui de l’histoire de la Chine. Il montre comment la Chine ne remet pas en question son passé, son présent ou son futur, et comment les chinois ont des prédispositions à s’adapter. Pour finir, il propose une vision radicale de la Chine en dialogue avec le dialogue de Spinoza la Chine.

 

La carte et le territoire, de Michel Houellebecq (dispo à la bibliothèque, cote : 843 HOU)

Raphaëlle, étudiante L3, a adoré ce livre. Il raconte la vie d’un artiste, Jed Martin, photographe puis peintre, qui va rencontrer Michel Houellbecq, l’écrivain et auteur de ce livre. Il s’agit d’un portrait croisé de 2 artistes et de 2 pratiques esthétiques qui  propose une réflexion sur l’artiste et sa place dans le monde. Dans ce roman, le fait d’être artiste apparaît comme une condition et non un choix, quelque soit l’art et même si il est discutable. L’artiste a pour but de rendre compte du monde. Il y a une recherche de simplicité et de réalisme dans le livre de l’auteur, comme dans l’oeuvre de Jed. On se demande si Houellebecq joue le rôle de son personnage ou s’il se décrit comme il pense être. Le livre comporte trois parties :  l’ascension de Jed, l’appel de Houellebecq pour que ce dernier fasse un portrait de l’artiste destiné à paraître dans son catalogue d’œuvres, puis une intrigue policière où Houellebecq est assassiné.

Un autre étudiant nous recommande vivement “Extension du domaine de la lutte”, un livre assez cynique du même auteur.

 

Rosa candida, de Audur Ava Olafsdóttir ( dispo à la bibliothèque, cote : 839.69 OLA)

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune homme passionné d’horticulture dans une serre en Islande. Il part rénover un jardin dans une abbaye. C’est un road trip où on ne sait pas vraiment ou il va – en Europe du sud probablement. Les lieux sont précisément décrits mais non nommés. C’est un peu déroutant au début, puis l’on accepte de suivre cet homme à la fois perdu et déterminé dans son voyage initiatique, jusqu’au retour chez lui, où il prend conscience de ce qu’il a.  Ambiance mystérieuse assurée.

 

Le cercle littéraire des éplucheurs de patates, de Mary Ann Shaffer ( dispo à la bibliothèque, cote : 813 SHA )

Il s’agit d’un roman épistolaire qui se passe après la guerre mondiale. On y lit les lettres d’une femme qui a assisté aux bombardements à Londres et essaie de se lancer dans l’écriture d’un roman. On y découvre l’histoire, les pensée et les émotions des personnages qui ont vécu pendant la guerre sur l’île de Guernesey.  Le style est très enlevé, l’humour est très fin, les personnages extrêmement bien faits. Ce roman a donné une bouffée d’air frais à l’étudiante et lui a laissé l’impression d’avoir rencontré quelqu’un, de s’être fait des amis – les protagonistes de l’histoire. Il interroge sur la séparation entre la réalité et la fiction. Il a été récemment adapté au cinéma par Mike Nell avec pour titre “Le cercle littéraire de Guernesey”.

 

L’art de la joie, de Goliarda Sapienza ( dispo à la bibliothèque, cote : 853 SAP )

Ce roman a été écrit en 1967 en Italie et n’a trouvé un éditeur pour être publié que 20 ans plus tard, au même moment où l’auteur est décédée. Une française découvrit cette ouvrage bien des années plus tard, le traduisit et celui-ci devient un best-seller traduit dans plusieurs langues. L’auteur sera considérée comme la “Proust de l’Italie”. C’est l’histoire de Modesta, une femme courageuse, qui vit dans le sud de l’Italie des amours intenses, des relations complexes et tumultueuses. Le roman est concentré sur des dialogues parfois déstabilisants. Daniel, qui nous présente ce roman, s’en délecte, savourant chaque page.

 

L’homme qui rit, de Victor Hugo

“A travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l’Homme qui Rit, Victor Hugo brosse un tableau épique de l’aristocratie anglaise des années 1700. A la fois roman d’aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous ceux de Hugo. C’est aussi le plus riche des obsessions de son auteur. Le bateau pris dans la tempête, le pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d’Ursus, les machinations du traître, la chirurgie monstrueuse, le portrait de la princesse perverse, l’or des palais et le scandale à la chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d’anthologie.” (présentation de l’éditeur). Selon Hélène, l’écriture est tellement magnifique, qu’on le lirait ce livre juste pour l’écriture.

 

99 variations façon Queneau, Collectif

Hélène, étudiante L3,  a participé à l’écriture de ce recueil de nouvelles. Son texte a été sélectionné pour y paraître. A l’origine, le projet était d’écrire un texte dans un style particulier sur une anecdote qui a été donné pour “sujet”. Elle a été séduite par le concept et la diversité des idées qui ont émergé de cet exercice de style et la façon dont chaque co-auteur s’est approprié l’anecdote.

 

L’aveuglement, de José Saramago ( Dispo à la bibliothèque, cote : 863 SAR)

Saramago, Prix Nobel de Littérature, dresse dans ce roman le tableau d’un monde ravagé par une épidémie : l’aveuglement. Un homme s’arrête à un feu rouge et devient aveugle puis voit tout en blanc. Peu à peu, toute la population est contaminée et perd la vue. Comment peuvent survivre les passions humaines et comment reconstruire une vie commune quand tout le monde est aveugle ?

 

HEC, la parenthèse 1968. Quand les archives font parler les “Barricades”.

 

Il y a tout juste 50 ans, la France traverse une période de protestations particulièrement marquante de son histoire : mai 68.

L’Etat fait face à une crise sociale majeure à laquelle prennent part pas moins de 10 millions de grévistes, paralysant ainsi l’ensemble du territoire. Administrations et usines sont à l’arrêt, tandis que la jeunesse se mobilise pour réclamer de profondes réformes, notamment dans le domaine de l’enseignement.

L’école HEC, fraîchement installée sur le campus de Jouy-en-Josas fait également les frais de cette agitation et doit alors faire face à de nombreuses complications qui conduiront à la paralysie totale du site jusqu’à la rentrée 69.

A travers plusieurs témoignages oraux et manuscrits, la bibliothèque et la mission archives vous invitent à revenir ensemble sur cette parenthèse exceptionnelle qui a marqué singulièrement l’histoire de l’école et celle de la promotion « Barricades ».

 

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Le 11 juin 1968, Jean Chardonnet (professeur d’histoire géographie) fustige dans le journal l’Opinion un gouvernement qu’il accuse d’être à l’origine de la vague de protestations qui touche les universités françaises. Il revient en détail sur les difficultés et dysfonctionnements des établissements d’enseignement supérieur, tel que le manque de moyens humains et matériel, le rejet de l’université de classe ou encore l’absence de débouchés. HEC est à ce titre présenté comme un des rares établissements d’enseignement supérieur à dispenser des formations à forte valeur ajoutée.  

 

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Contrairement à la plupart des universités françaises, HEC ne connait pas de lourdes difficultés fonctionnelles liées aux manques de moyens humains et financiers. Toutefois, bien que la qualité de l’enseignement y soit unanimement reconnue, certaines voix étudiantes s’élèvent pour réclamer des cours mieux adaptés au marché du commerce et de l’industrie de l’époque.

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HEC n’échappe pas à la remise en cause des méthodes d’enseignement qui font alors débat dans les cercles étudiants. Le Bureau des Elèves profite ici des évènements de 68 pour réclamer le remplacement de certains cours traditionnels par des « comptoirs », où les échanges avec les enseignants se font plus libres.   

 

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Parmi les préoccupations exprimées par les étudiants figurent l’accès aux grandes écoles, jusqu’alors majoritairement réservé aux enfants de classe supérieure.

Dans l’espoir de faire bouger les lignes, l’Union des Grandes Ecoles indique ici vouloir prendre part activement à la gouvernance des établissements, en créant des commissions paritaires censées en finir avec le caractère « antidémocratique du recrutement des grandes écoles ». Elle espère également revoir entièrement le système d’enseignement et de recrutement des professeurs.

Vidéo 1 : Commentaires des professeurs Marois et Larçon au sujet de la pédagogie employée à HEC et des critiques formulées à l’encontre de l’école.

 

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Dans le prolongement de cette réflexion et afin d’engager une réforme globale sur la gestion des Grandes Ecoles françaises, des élèves d’HEC soumettent l’idée de la tenue « d’Etat Généraux de l’Enseignement des Affaires en France ». Ils espèrent dans le même temps pouvoir supplanter l’incontournable interlocuteur qu’est alors la CCIP en la personne du directeur de l’époque, Guy Lhérault.

 

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Conformément aux souhaits de la CGE, un « comité d’action et de coordination » composé d’étudiants voit le jour sur le campus. Sa création et son implantation dans le Foyer des Elèves permettront à un certain nombre d’étudiants d’aiguiser leur sens politique naissant.

 

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Une minorité d’élèves, politisée et très engagée, se mobilise afin de constituer plusieurs commissions ayant pour but de prendre part à la gouvernance de l’école. 

 

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Gouvernance participative : Proposition du comité incluant élèves et professeurs.

 

 

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Vidéo 2 : Retour sur les perturbations liées aux évènement de 68 sur le campus et sur la tenue de commissions étudiantes.

 

 

 

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Probablement galvanisés par le mouvement de protestation général, certains élèves n’hésitent pas à émettre des suggestions plus originales…

 

 

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Parmi les nombreux tracts produits et diffusés sur le campus durant ce mois de mai 1968, on retrouve notamment un appel à grève lancé par la « commission solidarité étudiants travailleurs » afin de soutenir les personnels CCIP qui luttent alors pour l’augmentation de leurs salaires et l’acquisitions de nouveaux avantages sociaux. 

 

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Porté par le syndicat national du personnel des chambres de commerce, une manifestation est alors prévue le 21 mai 1968 devant le siège de la CCIP. Les mesures réclamées portent entre autre sur l’obtention d’un 13ème mois, l’augmentation des salaires ou encore la sécurité de l’emploi.

Vidéo 3 : Commentaires sur la convergence des luttes étudiants- travailleurs

 

 

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L’agitation et les prises de position du Comité d’Action, ne sont manifestement pas partagées par l’ensemble des élèves. Exaspérés par ceux qu’ils qualifient « d’agitateurs », certains n’hésiterons pas à contre-attaquer en diffusant des tracts sur le campus.

 

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Malgré l’appel lancé par ce groupe d’élèves anonyme (probablement début mai), les cours finiront par s’arrêter complètement quelques jours plus tard pour ne reprendre qu’à la rentrée suivante.

L’activité du campus est alors mise entre parenthèses et les lieux se vident progressivement de leurs occupants. Les difficultés à s’approvisionner en carburant et à accéder au site accélèreront ce phénomène de désertion tandis qu’élèves, professeurs et personnel administratif regagneront progressivement leurs foyers.

 

Vidéo 4 : Les professeurs Marois et Larçon nous racontent comment s’est déroulée la fin d’année scolaire 1968.

 

 

Cet article vous a plu ?  Vous souhaitez aller plus loin ?

N’hésitez pas à contacter la bibliothèque ou la mission archives pour approfondir vos lectures : biblio@hec.fr / mcharek@hec.fr

 

Retour sur la semaine “bien-être”

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A l’occasion de la semaine du bien-être organisée par les étudiants HEC en mars 2018, la bibliothèque a proposé une sélection de livres, films et revues à consulter sur le sujet.  Méditation, psychologie, sophrologie, hypnose, autant de disciplines et techniques pour aller à la rencontre de votre bien-être.

Voici ci-dessous la bibliographie « Well-being Week » :

LIVRES
Psychologie et santé

– Introduction à la psychologie, de S. Freud. Cote : 150.195 FRE
– Psychopathologie de la vie quotidienne, de S. Freud. Cote : 150.195 FRE
– Estime de soi : s’aimer pour mieux vivre avec les autres, de Christophe André. Cote : 158.2 AND
– La psychologie de la peur : craintes, angoisses et phobies, de Christophe André. Cote : 158.2 AND
– L’apprentissage du bonheur, de Tal Ben-Shahar et Christophe André. Cote : 158 BEN
– La sophrologie au quotidien, de Jean-Yves Pecollo. Cote : 158.1 PEC
– 121 astuces de sophrologie : et autres petits bonheurs : pour une pratique facile au quotidien, de Florence Binay. Cote : 158.1 BIN
– Cerveau et méditation, de Mathieu Ricard. Cote : 158. 1 RIC
– Heureux comme un danois, de Malene Rydahl. Cote : 158 RYD
– L’art de la méditation, de Matthieu Ricard et Fabrice Midal. Cote : 158 RIC
– Zen la méditation pour les nuls, de Stephan Bodian. Cote : 158.1 BOD
– 3 minutes pour méditer, de Christophe André. Cote : 158.1 AND
– Méditer jour après jour, de Christophe André. Cote : 158.1 AND
– La pleine conscience pour les enfants, de David Dewulf. Cote : 158.1 DEW
– Vivre la psychologie du bonheur, de Mihaly Csikszentmihalyi et David Servan Schreiber. Cote : 158 CSI
– Le livre noir de la psychanalyse, de Collectif. Cote : 150.195 MEY
– L’erreur de Descartes, d’Antonio Damasio. Cote : 152 DAM
– L’intelligence émotionnelle au travail, de Daniel Goleman. Cote : 152 GOL
– L’intelligence émotionnelle : comment transformer ses émotions en intelligence, de Daniel Goleman. Cote : 152 GOL
– The emotional brain, the mysterious underpinnings of emotional life, by Joseph Ledoux . Cote : 152.4 LED
– Le cerveau des émotions, Joseph Ledoux. Cote : 152.4 LED
– Les mots sont des fenêtres, de Marshall B. Rosenberg et Arun Gandhi. Cote : 153.6 ROS
– Cessez d’être gentil, soyez vrai, de Thomas d’Ansembourg. Cote : 153.6 ANS
– S’ouvrir à son cœur d’enfant, de Marie-france et Emma Ballet de Coquereaumont. Cote : 155 BAL
– Aïe mes aïeux, – liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d’anniversaire,
transmission des traumatismes et pratique du génosociogramme, d’ Anne AncelinSchutzenberger. Cote : 155 ANC
– Victime des autres, bourreau de soi, de Guy Corneau. Cote : 155 COR
– Faites vous-même votre malheur, de Paul Watzlawick. Cote : 155 WAT
– Le pouvoir du moment présent, d’ Eckhart Tolle. Cote : 158.1 TOL
– Journal d’un hypno thérapeute, de Katherine Roumanoff. Cote : 154 ROU
– L’hypnose, d’Antoine Biot. Cote : 154 BIO
– Du bonheur : un voyage philosophique, de Frédéric Lenoir, Cote : 113.8 LEN
– Transmettre, de Collectif (Céline Alvarez , Christophe André, Catherine Guéguen, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Frédéric Lopez, Ilios Kotsou). Cote : 302.3 TRA
– Vers la sobriété heureuse, de Pierre Rabhi. Cote : 304.6 RAB
– Global burn-out, Pascal Chabot. Cote : 4-4308-2 CHA
– Prévenir les risques psychosociaux: des outils pour agir sur la qualité de vie et préserver

Romans, biographies et BD
– Vol au desus d’un nid de coucou, de Ken Kesey. Cote : 813 KES
– Le mystère du bonheur suprême, d’Arhundati Roy. Cote : 895.4 ROY
– Dependance day, de Caroline Vie-Toussaint. Cote : 843 VIE
– Travaillons dans la joie avec Dilbert, de Scott Adams. Cote : 847 ADA
– Lettres à Claudia, de Jorges Bucay. Cote : 863 BUC
– Laissez-moi vous raconter les chemins de la vie, de Jorges Bucay. Cote : 863 BUC
– Virginia Woolf, d’Alexandra Lemasson. Cote : 923 WOO
– Sauve–toi, la vie t’appelle, de Boris Cyrulnik. Cote : 923 CYR
– Les mots pour le dire, de Claudia Cardinal. Cote : 843 CAR
FILMS
DVDs
– Vol au-dessus d’un nid de coucou, de Milos Forman. Cote : DVD FIC FOR
– A dangerous method, de David Cronenberg. Cote : DVD FIC CRO
– Ressources humaines, de Laurent Cantet. Cote : DVD FIC CAN
– Happiness therapy, de O. Russel. Cote : DVD FIC RUS
– Camille Claudel, de Bruno Nuytten. Cote : DVD FIC NUY
– J’ai très mal au travail, de Jean-Michel Carre. Cote : DVD DOC CAR
– C’est quoi le bonheur pour vous ?, de Laurent Queralt. Cote : DVD FIC PER

Hug your haters: how to embrace complaints and keep your customers de Jay Baer

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Jay BaerHug your haters est un ouvrage de Jay Baer paru en 2016. Ce dernier fait partie du cercle fermé des spécialistes américains du marketing digital. Entrepreneur, il est aussi auteur de nombreux best-sellers sur les thèmes de l’expérience et du service client. Il est également président d’une entreprise de conseil, Convince and convert et tient un blog à succès.

L’ouvrage propose de se servir du service client, souvent encore perçu comme un “mal nécessaire” dans l’entreprise, comme d’un atout, comme d’une source de profit.

Il ne s’agit plus de répondre à des clients mécontents mais bien de se construire une image de marque aux yeux du grand public, client ou pas (encore). L’idée est bien de se différencier d’un compétiteur non plus par les attributs du produit ou par son prix de vente, mais par le service, l’écoute que l’on offre au client.

Après avoir étudié longuement les plaintes reçues, Jay Baer traite de la meilleure manière de répondre aux plaintes des clients en tenant compte de leur nature. Il distingue deux types de « plaignants » :

Les Offstage haters qui souhaitent simplement obtenir une réponse à leur demande, pour cela ils utilisent les moyens traditionnels de communication (sites web institutionnels, E-mails).

Il existe également les Onstage haters qui eux se détournent des moyens de communication classique et s’expriment sur les réseaux sociaux, les sites de notation, etc. Ces derniers souhaitent, non pas des solutions, mais pouvoir S’EXPRIMER !!

En différenciant les clients et en apportant à chacun une réponse adaptée, Jay Baer propose d’améliorer son service client, sa réputation et son image… et de fidéliser ses clients.

Vous trouverez cet ouvrage à la cote 4-62 BAE.

 

 

Je vous propose cette vidéo de Jay Baer qui synthétise son ouvrage :

 

 

Présentation de l’éditeur :

Eighty percent of companies say they deliver outstanding customer service, but only 8 percent of their customers agree. This book will help you close that gap by reconfiguring your customer service to deliver knockout experiences.

The near-universal adoption of smartphones and social media has fundamentally altered the science of complaints. Critics (“haters”) can now express their displeasure faster and more publicly than ever. These trends have resulted in an overall increase in complaints and a belief by many businesses that they have to “pick their spots” when choosing to answer criticisms.

Bestselling author Jay Baer shows why that approach is a major mistake. Based on an extensive proprietary study of how, where, and why we complain, Hug Your Haters proves that there are two types of complainers, each with very different motivations:

Offstage haters. These people simply want solutions to their problems. They complain via legacy channels where the likelihood of a response is highest—phone, e-mail, and com­pany websites. Offstage haters don’t care if any­one else finds out, as long as they get answers.

Onstage haters. These people are often disap­pointed by a substandard interaction via tradi­tional channels, so they turn to indirect venues, such as social media, online review sites, and discussion boards. Onstage haters want more than solutions—they want an audience to share their righteous indignation.

Hug Your Haters shows exactly how to deal with both groups, drawing on meticulously researched case studies from businesses of all types and sizes from around the world. It includes specific play­books and formulas as well as a fold-out poster of “the Hatrix,” which summarizes the best strate­gies for different situations. The book is also filled with poignant and hilarious examples of haters gone wild, and companies gone crazy, as well as inspirational stories of companies responding with speed, compassion, and humanity.

Au menu du café-livre du 1/02/2018

Ce jour-là, nous avons tour à tour parlé des livres suivants :

La horde du contentement, de Alain Damasio

“Ils sont les vingt-trois membres de la trente-quatrième Horde. Ils ont été formés depuis l’enfance à accomplir une tâche précise, qui permettra la survie de la Horde. Car la longue ligne droite qui les mène à l’extrême Amont est dangereuse. Aucune des expéditions précédentes n’a jamais réussi à mener la quête à terme, à atteindre la source du vent. Sur un monde balayé par les rafales, les tempêtes, les chrones (des bulles de vents aux effets étranges), les voilà lancés, relatant tour à tour leurs expériences, leurs doutes, leurs espoirs. La Horde du Contrevent est définitivement un ovni littéraire. Par sa forme, par sa richesse et sa virtuosité lexicale, par l’originalité d’un récit à jamais mouvant, tourbillonnant d’inventivité, à l’image des mille vents qui en balaient la progression.” ( source : Fnac)

Tout un été sans Facebook, de Romain Puértolas

“Mutée disciplinairement à New York, Colorado, un petit village raciste du fin fond de l’Amérique, sans couverture mobile et où il ne se passe jamais rien, la lieutenant de police de couleur noire, à forte corpulence, Agatha Crispies a trouvé un échappatoire à son désoeuvrement dans l’animation d’un club de lecture au sein du commissariat. Mais alors qu’elle désespérait de pouvoir un jour enquêter à nouveau sur un meurtre autre que celui d’un écureuil, une série d’effroyables assassinats et disparitions viennent (enfin) troubler la tranquillité des lieux, mettant à l’épreuve ses connaissances littéraires. Puértolas signe un drôle de thriller loufoque, un poilar !” ( source : Amazon)

Lettres à ma fille, de Maya Angelou

“Dédié à celle qu’elle n’a jamais eue, Lettre à ma fille est une succession de courts textes décrivant les souvenirs qui ont façonné la vie exceptionnelle de Maya Angelou. Féministe avant l’heure, et après une enfance et une adolescence marquée par la violence, elle écrit avec le coeur de millions de femmes qu’elle considère comme ses soeurs de combat. La littérature la sauvera et l’amènera à être la première étudiante noire d’une école privée. Puis elle fréquentera le milieu intellectuel noir- américain et deviendra une grande militante de la condition des femmes noires. C’est grâce à l’écrivain James Baldwin qu’elle se mettra à écrire après la mort de Martin Luther King et deviendra l’auteure que l’on connaît aujourd’hui. Dans ce captivant récit, l’auteure nous fait partager ses combats et les épreuves qui ont forgé son caractère dans la compassion et le courage.” ( source : Amazon)

Sapiens, de Yuval Noah Harari

“Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l homme ? À dépendre de l argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ? ” (source : 4ème de couverture)

Intrigue à Versailles, de Adrien Goetz

Revoici Pénélope, la jeune conservatrice du patrimoine, toujours amoureuse de Wandrille, le journaliste dandy et rieur. après avoir résolu l’énigme de la tapisserie de Bayeux, elle est nommée au château de Versailles. Dès son arrivée, elle découvre un cadavre, un Chinois et un meuble en trop. C’est effrayant, c’est étrange, c’est beaucoup. Dans ce temple de la perfection et de la majesté vont s’affronter la mafia chinoise et une société secrète qui se perpétue depuis le XVIIe siècle. Des salons aux arrière-cabinets du château, des bosquets du parc aux hôtels particuliers de la ville, Pénélope, bondissante et perspicace, va percer les mystères de Versailles. Par l’auteur d’Intrigue à l’anglaise.

Les entités meurtrières, de Amin Maalouf

” Depuis que j’ai quitté le Liban Pour m’installer en France, que de fois m’a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais ” plutôt français ” ou ” plutôt libanais “. Je réponds invariablement : ” L’un et l’autre ! ” Non par quelque souci d’équilibre ou d’équité, mais parce qu’en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c’est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C’est cela mon identité… ” Partant d’une question anodine qu’on lui a souvent posée, Amin Maalouf s’interroge sur la notion d’identité, sur les passions qu’elle suscite, sur ses dérives meurtrières. Pourquoi est-il si difficile d’assumer en toute liberté ses diverses appartenances ? Pourquoi faut-il, en cette fin de siècle, que l’affirmation de soi s’accompagne si souvent de la négation d’autrui ? Nos sociétés seront-elles indéfiniment soumises aux tensions, aux déchaînements de violence, pour la seule raison que les êtres qui s’y côtoient n’ont pas tous la même religion, la même couleur de peau, la même culture d’origine ? Y aurait-il une loi de la nature ou une loi de l’Histoire qui condamne les hommes à s’entre-tuer au nom de leur identité ?

Roux le bandit, de  André Chamson 

1914. La mobilisation. Roux n’y répond pas. Est-ce la peur ou ce que lui dicte sa conscience ? En défiant un consensus implacable, Roux se trouve surnommé le Bandit. Il est le déserteur, le monstre. Ecrit en 1925 d’après une histoire vraie, Roux le Bandit semble annoncer les engagements futurs d’André Chamson dans la Résistance. A travers les paysages, les saisons, les caractères de ces paysans lettrés et réfléchis, l’auteur trace aussi le portrait de ces montagnes cévenoles dont il est originaire : une vie dure et austère façonnée par la culture du livre, libre niais déterminée par une longue histoire.

Les seigneurs de la terre (BD), de Fabien Rodhain (Auteur),‎ Luca Malisan (Illustrations)

“Une odyssée paysanne qui nous reconnecte à nos racines… 1999. Florian, jeune avocat, est le fils d un puissant agriculteur en sud Rhône-Alpes, président de la coopérative régionale. Alors qu il n y connait rien (ou presque) au travail de la terre, Florian accompagne son père pour un voyage d études au Mexique, financé par un fournisseur de pesticides. Sur place, il est frappé par la misère et l impact désastreux de l agriculture occidentale industrialisée sur la population locale… et sur le monde. Cette épreuve est un choc pour Florian, qui sent alors retentir en lui l appel irrépressible de la terre. À son retour, impossible de résister : le jeune homme deviendra paysan. Mais contrairement à son père, il privilégiera une agriculture écologique et responsable. Anne, sa fiancée, voit d un mauvais il ce revirement de carrière… Et que dire de son père, qui incarne l’agriculture productiviste, censée nourrir la planète à grand renfort de technologie et de chimie !
Fabien Rodhain, écrivain et conférencier spécialisé dans le domaine, et Luca Malisan signent avec Les Seigneurs de la terre une saga familiale placée sous le signe de l agriculture, décrivant les rouages de ce secteur, son implication dans notre société et son évolution au sein des mentalités. Suivez le parcours initiatique d un jeune avocat à la découverte d un monde nouveau et impitoyable, avec en point d orgue la confrontation entre agriculture biologique et intensive.” ( 4eme de couverture)

 

Côté cinéma, nous avons évoqué 2 films :

Le vénérable W, de  Barbet Schroeder

En Birmanie, le « Vénérable W. » est un moine bouddhiste très influent. Partir à sa rencontre, c’est se retrouver au cœur du racisme quotidien, et observer comment l’islamophobie et le discours haineux se transforment en violence et en destruction. Pourtant nous sommes dans un pays où 90% de la population est bouddhiste, religion fondée sur un mode de vie pacifique, tolérant et non-violent.

The neon diamond, de  Nicolas Winding Refn

Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

 

A bientôt pour un prochain café-livre !

 

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L’incroyable histoire de Wall Street de Jacques Gravereau et Jacques Trauman

wallstreetfeatureUn peu d’histoire et de finance en février 😉

 

L_INCROYABLE_HISTOIRE_DE_WALL_STREET_DOC 145J’ai choisi de vous parler de l’ouvrage L’incroyable histoire de Wall Street paru en 2011. Cet ouvrage, facile d’accès, nous ramène directement en 1907, date de la « Panique des Banquiers » quand les marchés financiers s’effondrèrent brusquement. A l’époque, JP Morgan et ses consorts sauvèrent le système financier américain en y injectant leurs fonds propres.

Par cette anecdote aujourd’hui méconnue, les auteurs nous présentent l’histoire tumultueuse de la bourse américaine : ses fondateurs, ses réussites fulgurantes, ses soubresauts, ses dates-clés et sa relation émotionnelle exacerbée avec les Américains.

Au-delà de l’aspect historique passionnant, ce livre nous permet de mieux comprendre la crise financière de 2008, ses causes profondes, comme la virtualisation progressive de la finance, et nous donne des pistes pour affronter ou limiter la prochaine crise économique.

Connaître le passé pour mieux mieux prédire le futur vous tente 😉 ? Le livre est disponible à la cote 2-2043 GRA.

 

 

Voici une présentation des auteurs :

Directeur d'Eurasia Institute d'Hec Paris

Jacques Gravereau est l’un des grands experts européens de l’Asie contemporaine et de la mondialisation. Président d’Honneur de l’Institut HEC Eurasia, qu’il a fondé et dirigé pendant vingt-cinq ans. Auteur, entre autres, de «la Chine après l’utopie», du «Japon au XX° siècle» et de  «l’Asie majeure»

Jacques Trauman

 

Jacques Trauman, banquier d’affaires, historien reconnu de l’économie financière internationale, a été en poste dirigeant de grandes banques pendant 35 ans dans plusieurs pays d’Asie et des Amériques. Il est aujourd’hui directeur de Aston i-Trade Finance, éditeur de logiciel.

 

 

 

Voici le résumé de l’éditeur :

Wall Street, le temple de la Finance… Et de la spéculation.

Jacques Gravereau, grand spécialiste du monde asiatique et de la mondialisation, et Jacques Trauman, ancien banquier d’affaires, en révèlent toute la violence, et racontent comment ce haut lieu de la finance est devenu le centre du monde. Là où se font – et se défont – les grands empires. Là où se déchaînent les spéculations les plus aventureuses. On y croise d’honorables présidents de banque, des escrocs, des gouverneurs de Banque centrale apeurés, des traders à moitié fous.

Du krach de 1907, où John Pierpont Morgan évitera le pire en obligeant les uns et les autres à se refinancer à celui de 1929 où la confiance s’est écroulée en trois jours, et bien sûr à la grande crise de 2008, on navigue en eaux troubles.

On suit les raids boursiers, les maquillages de comptes, les sauvetages inespérés, les mariages souvent instables entre banques ou entre… familles. De J.P. Morgan à Goldman Sachs, Lehman, Merill Lynch, on pénètre au cœur de la – haute – finance.

Voyage d’actualité dans la grande et la petite Histoire, ce document inquiétant révèle le monstre qu’est aujourd’hui Wall Street, et son influence sur l’économie mondiale.

La mer est l’avenir de la France de Jean-Marie Biette

arton3332D’abord, je vous souhaite à tous une excellente année 2018, pleine de douceur mais aussi de réussite.

J’ai sélectionné un essai de géopolitique et de commerce international pour bien commencer l’année.

Il s’agit d’un plaidoyer argumenté pour la constitution d’une politique maritime française. La France est à la peine et n’exploite pas ses ressources qui pourraient constituer des leviers de croissance dans le futur. L’auteur tente de nous convaincre de la mise en place d’une politique à la hauteur des enjeux. Jean-Marie Biette est journaliste et secrétaire général du pôle mer du groupe Ouest-France.

 

11 millions de kilomètres carrés, c’est le « terrain de jeu » français c’est-à-dire la superficie du territoire maritime national, soit le 2ème territoire maritime mondial.

Effectivement, la première chose est le transport maritime. Il faut réaliser que 90 % des biens d’équipement s’échangent par la mer. La maritimisation, c’est-à-dire le processus conduisant les littoraux d’un grand nombre de pays à prendre une part de plus en plus importante dans l’économie, est devenue une nécessité.

La mer est également un enjeu crucial pour l’économie de demain : source de médicaments via le plancton, de nourriture (aquaculture), terres rares riches en silicium nécessaire à l’économie numérique, etc.

Enfin, le pays dispose déjà d’entreprises performantes et reconnues comme CMA-CGM (affrètement maritime), les chantiers de l’Atlantique (construction navale), Naval Group (industrie navale de défense), etc.

Le livre est disponible à la cote 9-1131-211 BIE.

 

Jean-Marie Biette nous parle de son livre.

 

Voici le résumé de l’éditeur :

Doté d’un riche passé maritime, la France détient aujourd’hui le deuxième patrimoine maritime mondial, derrière les États-Unis.

Pourtant, notre pays ne possède ni ministère de la Mer, ni politique maritime digne de ce nom, alors que la mer reste l’un des seuls relais de croissance crédibles pour la France. En effet, les énergies maritimes renouvelables sont considérées comme l’or noir du futur. Pourquoi la France, malgré ses atouts et son potentiel, n’a-t-elle encore réalisé qu’une timide apparition sur la scène maritime mondiale ?

Qu’il s’agisse de la pêche, du réseau portuaire, de la Marine nationale, ou même du développement d’une véritable politique écologique autour du littoral, Jean-Marie Biette revient  sur les enjeux déterminants pour une nouvelle prise de cap… et sur les failles des gouvernements successifs.

Si la France ne veut pas boire la tasse, il n’est que temps pour elle de se tourner, enfin, vers le large.

Organisez vos idées avec le mind mapping

Je vous propose de découvrir le livre Organisez vos idées avec le mind mapping de Jean-Luc Deladrière, Frédéric le Bihan, Pierre Mongin et Denis Rebaud.

Organisez vos idées avec le mind mapping

Le mind mapping (ou carte heuristique/cognitive/mentale) est un outil d’extraction et de représentation qui reflète le raisonnement de la pensée et les idées associées de manière hiérarchique ou sémantique.

Cette technique de pensée visuelle se présente concrètement sous la forme d’un diagramme avec un sujet central (le noyau) et les idées associées (branches colorées, dessins, mots-clés). Contrairement à la liste linéaire, cette structure arborescente permet à la fois de représenter le cheminement de la pensée et d’organiser les données à la manière du cerveau. Il est donc beaucoup plus naturel et rapide de mémoriser un concept.

 

Selon Wikipédia, le concept a été pensé par Aristote, puis, formalisé par un psychologue anglais dans les années 70, Tony Buzan. Il ne date pas donc d’aujourd’hui ! Toutefois, face à l’afflux massif de données, il est plus que jamais nécessaire de synthétiser et d’organiser ce flux.

Le mind mapping a des applications diversifiées : de la clarification d’une vision stratégique, à la prise de note en passant par la synthétisation d’un cours ou une séance de brainstorming. Il intervient également comme outil à la prise de décision.

Cet ouvrage est particulièrement intéressant car il est constitué de 10 chapitres chacun dédié à un type de tâche et à sa carte heuristique la plus adaptée.

 

Voici une vidéo qui vous montre la méthodologie :

Comment construire une carte mentale

 

Je vous propose d’apprendre à différencier les différents types de cartes grâce à cette courte vidéo :

Mind Mapping : les 3 types de cartes mentales

 

Voici la présentation du livre par l’éditeur :

Cet ouvrage est destiné à ceux qui veulent travailler moins et avoir de meilleures performances. Vous y découvrirez un outil simple et puissant, la carte heuristique (Mind Map®) que vous aurez plaisir à utiliser dans vos activités quotidiennes : prises de notes, animation de réunion, gestion du temps, conduite de projets, prise de décision, innovation…
Cette 3e édition, entièrement revisitée et actualisée, rassemble plus de soixante ans d’expériences cumulées pour vous aider à aller à l’essentiel. Elle s’enrichit d’un chapitre sur le dessin et de recommandations pour le choix d’un logiciel de cartographie heuristique.

 

 

La bibliothèque possède de nombreuses ressources sur le sujet. N’hésitez pas à nous solliciter !! 🙂

Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année.