Ciné Break “Spécial Cannes” du 2 juin 2015

  tete haute  mad max  loi du marché

Alors que le 68 ème Festival de Cannes vient tout juste de  rendre un palmarès faisant la part belle au cinéma français en leur décernant deux prix d’Interprétation ainsi que la Palme d’Or, nous avons profité de l’occasion pour nous réunir autour d’un Ciné Break “Spécial Cannes” et partager nos coups de cœur et nos coup de griffes sur les films qui ont marqué cette quinzaine.

Et je déclare ouvert ce 5ème Ciné Break de la bibliothèque d’HEC !

La Tête Haute de Emmanuelle Bercot

Le film d’Emmanuelle Bercot, qui a par ailleurs reçu le Prix d’Interprétation Féminine pour sa prestation dans “Mon Roi” de Maïwen, avait été présenté hors compétition en ouverture du festival.

La Tête Haute” suit le parcours de Malony, de son enfance jusqu’à sa majorité, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver.

On ressort de ce film plein de désespoir” pour Delphine, qui est allée le voir dès sa sortie. “On réalise que, dès le départ, ce gamin n’avait aucune chance de s’en sortir. On assiste à la répétition du malheur. Quand on n’a pas les bonnes clés dès le départ, les décisions qui en découlent contribuent à instaurer ce cercle vicieux de la répétition de l’échec et du malheur

La mère de Malony, incarnée à l’écran par une Sara Forestier brillante de sincérité et de justesse, aime son fils mais se montre incapable de l’élever tant sa vie est elle-même un désastre.

C’est un film qu’il vaut mieux aller voir seul, pour prendre le temps de le digérer. Il nous renvoie à la figure à quel point notre société est imparfaite.” Delphine

Mad Max Fury Road” de George Miller

Présenté hors compétion lors du festival

Résumé d’Allociné : Hanté par un lourd passé, Mad Max […] se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

 “Le film est très féministe ! on est pris durant les 2 heures que dure le film. Il n’y a pas de temps mort ! L’action se déroule dans un univers post apocalyptique, il y a très peu de dialogues. C’est vraiment bien !” Nathalie

La loi du marché” de Stéphane Brizé

Résumé d’Allociné : À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?

Le film, pour lequel Vincent Lindon a décroché le prix d’interprétation masculine met en lumière une réalité crue de la société de consommation.

Le film est tellement réaliste que l’on a parfois l’impression de regarder un documentaire

Ceci s’explique notamment par le fait que Stéphane Brizé a souhaité tourné principalement avec des acteurs non professionnels. Les “acteurs” du film occupent réellement la fonction qu’ils ont dans le film.

“On est à la limite du pessimisme et du cynisme. C’est un miroir sans concession d’une réalité, celle d’une famille normale au sein de laquelle un homme, qui a connu la détresse, voit des clients ou des collègues se retrouver dans la même situation que lui. Il est partagé entre son empathie vers eux et le devoir de faire son travail pour conserver sa place “

Le film ne prend jamais parti pour un clan ou pour l’autre. Le but n’est pas de porter un jugement mais uniquement de montrer une société dans laquelle chacun peut se retrouver en conflit avec sa propre morale.

Nous avons aussi évoqué :

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s