Focus sur… LE MODÈLE SCANDINAVE

Définition et périmètre :

wikipediaLe modèle scandinave (ou capitalisme scandinave ou social-démocratie scandinave) fait référence au modèle économique et aux modèles sociaux des pays scandinaves (Danemark, Norvège et Suède) conjuguant économie de marché et état-providence.

Bien qu’il existe des différences significatives entre les pays scandinaves, ils ont tous des points communs. Ceux-ci incluent le soutien “universel” à l’état-providence qui vise spécifiquement l’amélioration de l’autonomie individuelle, la promotion de la mobilité sociale et l’application universelle des droits de l’homme, ainsi que la stabilisation de l’économie, tout en soutenant le Libre-échange. Le modèle scandinave se distingue des autres types d’états-providence en mettant l’accent sur le plein-emploi, la promotion de l’égalité des sexes, des allocations sociales importantes et égalitaristes, une large redistribution des recettes et une politique budgétaire libérale expansionniste.

Le modèle scandinave est décrit comme un système combinant un capitalisme concurrentiel avec un secteur public important (environ 30% de la population active).

 

 

Pour aller plus loin :

Fabian_Society_Logo_CMYKUtopia sustained: The Nordic model of social democracy

Article de Einar Thorsen, Nik Brandal, Øivind Bratberg. Fabian society. 8 avril 2013

According to what one could call the ‘golden age narrative’, social democracy is a political ideology that came to fruition in the post-war decades but has since run up against its limited shelf life. This narrative plainly does not fit with the experiences of the social democrats in Scandinavia. From the premise that the Nordic model of social democracy has fared well in the restless context of globalisation and neoliberalism, there is reason to ask: what lessons can be learned?

Danemark : Au pays du plein emploi

Vidéo de 5min12. Reportage du JT de France 2 du 27 septembre 2016.

LibérationLe modèle scandinave : mythe ou réalité «en marche» ?

Article de Vibeke Knoop Rachline, Journaliste norvégienne à Paris et Franck Orban, Maître de conférences à Oslo. Libération. 2 aout 2017

Emmanuel Macron vient de recevoir le Premier ministre suédois à Paris et voit dans le modèle scandinave une «inspiration». Mais les particularités des champions du social-libéralisme semblent en contradiction avec la vision macroniste.

 

Un œil sur la planète – Doit-on imiter les Suédois ?

Vidéo de 1h42. Magazine télévisé Un œil sur la planète du 13 septembre 2010.

 

 

Retrouvez une sélection d’ouvrages sur le sujet :

Le modèle suédoisLe modèle suédois : santé, services publics, environnement : ce qui attend les Français

Les réformes menées tambour battant par la Suède depuis une quinzaine d’années sont, à quelques détails près, celles qu’on voudrait aujourd’hui nous faire adopter en France. Voici un pays où le nombre de fonctionnaires est en chute libre ; où le système de santé repose sur la prévention et la maîtrise des coûts ; où les directeurs d’école sont quasiment des chefs d’entreprise ; où les hommes ont le droit de prendre un congé de paternité de quinze mois ; où la doctrine en matière de sécurité routière est le “zéro mort” ; où les handicapés sont intégrés à la vie sociale ; où les bureaux de poste sont transférés dans des supérettes et des stations-service ; où les télécommunications, l’électricité et les transports publics sont totalement libéralisés… Au quotidien, ces réformes ont parfois eu des résultats inattendus. Parce que demain la société française risque en partie de vivre “à la suédoise”, le moment n’est-il pas venu, pour chacun d’entre nous, d’y regarder de plus près ?

 

Les transformations du modèle éco suédoisLes transformations du modèle économique suédois

Les performances économiques et sociales actuelles de la Suède ravivent l’intérêt des observateurs étrangers pour le “modèle suédois”. À l’heure où la France s’interroge sur les moyens de renouer avec la croissance et de redresser son industrie, il y a beaucoup à apprendre des ingrédients du succès suédois. Cette note examine différentes facettes de cet écosystème, telles que le dialogue social, l’innovation, les politiques de l’emploi, la fiscalité… qui ont toutes eu des effets directs ou indirects sur sa croissance économique. Elle met en avant les réformes structurelles qui ont été menées dans les années 1990 pour assainir les finances publiques tout en conservant un haut niveau de performance économique, de service public et de protection des citoyens.

 

The nordic varieties of capitalismThe Nordic Varieties of Capitalism

This is the only analysis of the political economy of the five Nordic countries (Denmark, Finland, Iceland, Norway, and Sweden). This book emphasizes the variety of experiences within the Nordic realm, from the dramatic collapse of Iceland`s economy as the financial bubble burst in 2008 to the full-employment oil-economy of Norway that proved virtually unaffected by the financial instabilities of 2008. It also identifies certain common transformations (particularly linked to the politics of immigration and integration, the persistent role of the unions, and new opportunities created by national systems of innovation).

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Book of the month : GLOBAL GÂCHIS : RÉVÉLATIONS SUR LE SCANDALE MONDIAL DU GASPILLAGE ALIMENTAIRE de Tristram Stuart

Waste

 

wikipedia

Tristram Stuart est un historien et écrivain anglais. Il a reçu le Prix Sophie de l’environnement et du développement durable en 2011. Il est l’organisateur des Banquets des 5000, conçus pour attirer l’attention sur le gâchis alimentaire. Ces repas gratuits préparés à partir d’ingrédients destinés à être jetés sont organisés dans des lieux publics.

En 2009, il publie Waste: Uncovering the global food scandal. L’ouvrage est traduit partout et sort en France en 2013. Il a donné lieu à un documentaire d’Olivier Lemaire et Maha Kharrat diffusé par Canal +.

Ce livre, à la fois passionnant et terrifiant, traite du gaspillage à grande échelle dans les pays industrialisés et de ses conséquences environnementales, économiques et sociales. Il propose également des solutions pour limiter les conséquences et modifier durablement nos habitudes.

Commençons par des chiffres frappants : Alors que dans le monde, une personne sur six souffre de malnutrition, un tiers de la production mondiale agricole est jetée ou perdue. C’est une hémorragie !

Une hémorragie qui entraîne un défrichement des forêts dans les pays en développement afin d’y installer des champs à perte de vue avec des conséquences sur la biodiversité.

La responsabilité de ce gâchis est collective : fermiers, consommateurs, industriels de l’agro-alimentaire, supermarchés, etc.

Ces légumes sont parfaitement propres à la consommation mais d’apparence imparfaite et ne correspondent pas à nos critères esthétiques. Souvent la logistique et le côté pratique ne sont pas adaptés. Par exemple, les cagettes de fruits et légumes sont calibrées. Tant pis pour la tomate biscornue ou de la mauvaise taille !

Certaines associations récupèrent ces produits invendus pour les transformer, mais cela reste à petite échelle. Un changement global est à souhaiter.

Il existe pourtant des solutions : Vendre ces produits à des prix cassés permet aux supermarchés de limiter les pertes et de limiter la répercussion sur les prix de vente au public.

Au consommateur de comprendre que l’aspect du légume n’a aucune répercussion sur sa valeur nutritionnelle et son goût. Nous sommes habitués à des fruits et légumes calibrés. Il faut d’urgence se déshabituer au beau, au propre, à la facilité.

En 2017, la prise est conscience est incontestablement entamée, plusieurs initiatives ont vu le jour comme les labels spécialisés ou la consommation de produits bio. Certains pays aux ressources limitées sont devenus, par la force des choses, des fers de lance du la lutte anti-gaspillage. Les mesures coercitives sont impopulaires mais donnent des résultats concrets.

Cet ouvrage et sa traduction sont mis à votre disposition à la cote 6-15 STU  🙂

 

Pour aller plus loin :

Tristram Stuart : Le scandale du gaspillage alimentaire mondial

Vidéo de 14 minutes. Conférence TED du 17 septembre 2012.

Les pays d’Occident jettent quasiment la moitié de leur nourriture, non pas parce qu’elle n’est pas comestible, mais parce qu’elle n’a pas l’air appétissante. Tristram Stuart fouille dans les données choquantes des aliments gâchés, et en appelle à une utilisation responsable des ressources mondiales.

 

Interview de Maha Kharrat au sujet de Global Gâchis

Vidéo de 6 minutes du 13 mars 2014.

La co-réalisatrice du documentaire inspiré par le livre de Tristram Stuart nous parle de la situation actuelle.

 

 

Voici le résumé de l’éditeur :

Alors qu’un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition, c’est près d’un tiers de la production mondiale de nourriture qui est jetée ou perdue. Cet ouvrage aide à comprendre les causes et les enjeux de ce gaspillage. Car c’est la structure même de notre chaîne alimentaire qui est à l’origine d’un phénomène « moralement condamnable et économiquement suicidaire ». D’un côté, les pays occidentaux jettent des millions de tonnes de denrées à la poubelle ; de l’autre, les agriculteurs des pays en développement manquent souvent de moyens techniques pour conserver, transporter et commercialiser leur production. Les tensions sur le marché alimentaire mondial s’aggravent et se répercutent sur la capacité des plus démunis à se nourrir. Les conséquences sont aussi environnementales : déforestation, émissions de gaz à effet de serre, pénuries d’eau, etc.

De l’Europe à la Chine, du Japon aux États-Unis, en passant par le Pakistan et la Corée du Sud, Tristram Stuart a mené l’enquête. S’il met en évidence que notre système d’approvisionnement alimentaire est dans l’impasse, il nous révèle également les solutions simples et innovantes pour tirer le meilleur parti de ce que nous produisons et en finir avec l’un des plus grands scandales de notre époque.