Le patron qui ne voulait plus être chef, d’Alexandre Gérard

Le livre du mois de septembre est un ouvrage de management : Le patron qui ne voulait plus être chef.

Voici son résumé

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Alexandre Gérard

Trois cents salariés, 21 millions de CA : s’il n’a pas démarré par la grande porte, à 36 ans Alexandre Gérard est l’heureux patron d’un groupe florissant. Mais en 2009, il est frappé de plein fouet par la crise et bientôt contraint de licencier. Comment redresser la barre ? motiver des troupes désormais tétanisées ?

C’est alors qu’il décide de révolutionner son mode de management en vertu d’un principe fort : un salarié épanoui est plus performant qu’un salarié fliqué et infantilisé. Cessant de diriger à coups d’interdits et de procédures, il apprend à faire confiance – à partager avec ses équipiers l’information et la prise de décision, à solliciter la créativité de tous, supprimant au passage les signes de pouvoir. Symbole suprême de la révolution en cours : alors que s’ouvre l’épineux chantier des rémunérations, Alexandre part faire le tour du monde…

Devenu aujourd’hui l’un des principaux acteurs de l’entreprise libérée, il raconte son “grand saut” : les rencontres qui l’ont inspiré, les étapes de sa démarche, ses écueils aussi… Et surtout, la nécessaire et profonde transformation du patron lui-même.

Un témoignage vivifiant, qui accompagnera tous les managers soucieux de remettre l’humain au cœur du système.

 

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Je vous propose un article Chronoflex, l’entreprise où “le patron ne voulait plus être chef” de l’infodurable.fr

 

 

 

Vous pouvez trouver l’ouvrage Le patron qui ne voulait plus être chef à la cote 4-11 GER. Bonne lecture ! 🙂

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Café-livre du 13/09/2018

 

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Pas moins de 20 personnes sont venues parler ou écouter parler de littérature lors de ce 1er café-livre de la rentrée !

Au menu du jour, 12 livres ! Les voici :

Irezumi par [Takagi, Akimitsu]

Irezumi, de Akimitsu Takagi. (dispo à la bibliothèque, cote : 895. 63 TAK)

Christelle nous présente le premier polar japonais écrit en 1947 dont la traduction en français est toute récente. Irezumi signifie tatouage. C’est l’histoire d’une femme tatouée  dont on ne retrouve que les bras et les jambes. On comprend que son tatouage intégral est l’objet de convoitise et que le tueur, sans doute un collectionneur de peau, avait pour but de récupérer son tatouage. A noter qu’au Japon, le tatouage est un art réprimé et mal perçu, on ne le montre pas de façon ostentatoire. Il a longtemps été réservé à une catégorie de personnes avec une connotation négative : criminels, prostituées, pompiers et yakuzas. Le polar japonais a un style moins rythmé que les polars occidentaux, ne vous attendez pas à des “up and down”, le style est sobre et l’enquête très descriptive. Ce livre vous invite à une plongée dans l’univers du Japon d’après-guerre avec tous les codes du milieu policier et de la société nippons.

 

Le ministère du bonheur suprême, de Arundhati Roy  (dispo à la bibliothèque, cote : 895.4 ROY)

Ce livre est écrit par une indienne altermondialiste, auteur notamment de “Le dieu des petits riens”. Il y a 2 personnages principaux dont les parcours  se déroulent, dans un premier temps, parallèlement dans une Inde où les castes et les guerres civiles dominent, puis se rejoignent par la suite dans un final plein d’espoir : Anjum, la transgenre appartenant à la caste des Hijras et Tilo, la femme indienne amoureuse d’un cachemiri à l’poque où L’Inde, le Pakistan et le Cachemire sont en guerre. Elles vont vivre des atrocités liées à la répression politique ou religieuse ainsi qu’à leurs choix de vies. Ces moments de vie très durs sont écrits “à l’indienne”, avec une plume pleine de poésie. Le Roman se termine par cette touche d’espoir et d’amour caractéristique des romans Indiens.

 

Le monde jusqu’à hier, de Jared Diamond

Ce livre s’intéresse à la question de l’homme tel qu’il existe dans sa diversité. Il met en lumière le fait que la majeure partie des études anthropologiques réalisées s’intéressent à nos sociétés modernes, des sociétés structurées en groupes de forte densité de population. Or il existe de nouveaux genres de vie peu étudiés dans des sociétés isolées de 100 ou même seulement 10 personnes, dont le modèle est peut-être issu des sociétés traditionnelles. Celles-ci ont inventé des milliers de solution en matière d’éducation des enfants, du traitement des personnes âgées, de justice et de résolution des conflits.  Elles peuvent nous inspirer pour trouver de meilleures pratiques de vie ou nous permettre de mieux apprécier des avantages de notre société que nous considérons comme normaux. Le lecteur a trouvé ce livre rafraîchissant et dépaysant !

 

Fictions, de Jorge Luis Borges ( dispo à la bibliothèque, cote : 864.1 BOR)

Il s’agit d’un recueil de  petites histoires qui nous plonge dans un monde fictif, fou et inventif qui possède en même temps les caratéristiques de La littérature d’aujourd’hui. Il aborde le thème du hasard et celui de l’organisation des sociétés. C’est un format de nouvelles intéressant, proche de la poésie, où Borges a su créer une atmosphère unique.

 

La Chine trois fois muette, de Jean-François Billeter

L’auteur, d’inspiration marxiste, explique dans cet essai le mutisme de la Chine sur la scène internationale. Pour cela, il adopte un double point de vue ; celui de l’histoire du capitalisme puis celui de l’histoire de la Chine. Il montre comment la Chine ne remet pas en question son passé, son présent ou son futur, et comment les chinois ont des prédispositions à s’adapter. Pour finir, il propose une vision radicale de la Chine en dialogue avec le dialogue de Spinoza la Chine.

 

La carte et le territoire, de Michel Houellebecq (dispo à la bibliothèque, cote : 843 HOU)

Raphaëlle, étudiante L3, a adoré ce livre. Il raconte la vie d’un artiste, Jed Martin, photographe puis peintre, qui va rencontrer Michel Houellbecq, l’écrivain et auteur de ce livre. Il s’agit d’un portrait croisé de 2 artistes et de 2 pratiques esthétiques qui  propose une réflexion sur l’artiste et sa place dans le monde. Dans ce roman, le fait d’être artiste apparaît comme une condition et non un choix, quelque soit l’art et même si il est discutable. L’artiste a pour but de rendre compte du monde. Il y a une recherche de simplicité et de réalisme dans le livre de l’auteur, comme dans l’oeuvre de Jed. On se demande si Houellebecq joue le rôle de son personnage ou s’il se décrit comme il pense être. Le livre comporte trois parties :  l’ascension de Jed, l’appel de Houellebecq pour que ce dernier fasse un portrait de l’artiste destiné à paraître dans son catalogue d’œuvres, puis une intrigue policière où Houellebecq est assassiné.

Un autre étudiant nous recommande vivement “Extension du domaine de la lutte”, un livre assez cynique du même auteur.

 

Rosa candida, de Audur Ava Olafsdóttir ( dispo à la bibliothèque, cote : 839.69 OLA)

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune homme passionné d’horticulture dans une serre en Islande. Il part rénover un jardin dans une abbaye. C’est un road trip où on ne sait pas vraiment ou il va – en Europe du sud probablement. Les lieux sont précisément décrits mais non nommés. C’est un peu déroutant au début, puis l’on accepte de suivre cet homme à la fois perdu et déterminé dans son voyage initiatique, jusqu’au retour chez lui, où il prend conscience de ce qu’il a.  Ambiance mystérieuse assurée.

 

Le cercle littéraire des éplucheurs de patates, de Mary Ann Shaffer ( dispo à la bibliothèque, cote : 813 SHA )

Il s’agit d’un roman épistolaire qui se passe après la guerre mondiale. On y lit les lettres d’une femme qui a assisté aux bombardements à Londres et essaie de se lancer dans l’écriture d’un roman. On y découvre l’histoire, les pensée et les émotions des personnages qui ont vécu pendant la guerre sur l’île de Guernesey.  Le style est très enlevé, l’humour est très fin, les personnages extrêmement bien faits. Ce roman a donné une bouffée d’air frais à l’étudiante et lui a laissé l’impression d’avoir rencontré quelqu’un, de s’être fait des amis – les protagonistes de l’histoire. Il interroge sur la séparation entre la réalité et la fiction. Il a été récemment adapté au cinéma par Mike Nell avec pour titre “Le cercle littéraire de Guernesey”.

 

L’art de la joie, de Goliarda Sapienza ( dispo à la bibliothèque, cote : 853 SAP )

Ce roman a été écrit en 1967 en Italie et n’a trouvé un éditeur pour être publié que 20 ans plus tard, au même moment où l’auteur est décédée. Une française découvrit cette ouvrage bien des années plus tard, le traduisit et celui-ci devient un best-seller traduit dans plusieurs langues. L’auteur sera considérée comme la “Proust de l’Italie”. C’est l’histoire de Modesta, une femme courageuse, qui vit dans le sud de l’Italie des amours intenses, des relations complexes et tumultueuses. Le roman est concentré sur des dialogues parfois déstabilisants. Daniel, qui nous présente ce roman, s’en délecte, savourant chaque page.

 

L’homme qui rit, de Victor Hugo

“A travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l’Homme qui Rit, Victor Hugo brosse un tableau épique de l’aristocratie anglaise des années 1700. A la fois roman d’aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous ceux de Hugo. C’est aussi le plus riche des obsessions de son auteur. Le bateau pris dans la tempête, le pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d’Ursus, les machinations du traître, la chirurgie monstrueuse, le portrait de la princesse perverse, l’or des palais et le scandale à la chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d’anthologie.” (présentation de l’éditeur). Selon Hélène, l’écriture est tellement magnifique, qu’on le lirait ce livre juste pour l’écriture.

 

99 variations façon Queneau, Collectif

Hélène, étudiante L3,  a participé à l’écriture de ce recueil de nouvelles. Son texte a été sélectionné pour y paraître. A l’origine, le projet était d’écrire un texte dans un style particulier sur une anecdote qui a été donné pour “sujet”. Elle a été séduite par le concept et la diversité des idées qui ont émergé de cet exercice de style et la façon dont chaque co-auteur s’est approprié l’anecdote.

 

L’aveuglement, de José Saramago ( Dispo à la bibliothèque, cote : 863 SAR)

Saramago, Prix Nobel de Littérature, dresse dans ce roman le tableau d’un monde ravagé par une épidémie : l’aveuglement. Un homme s’arrête à un feu rouge et devient aveugle puis voit tout en blanc. Peu à peu, toute la population est contaminée et perd la vue. Comment peuvent survivre les passions humaines et comment reconstruire une vie commune quand tout le monde est aveugle ?