Focus sur… LE MODÈLE SCANDINAVE

Définition et périmètre :

wikipediaLe modèle scandinave (ou capitalisme scandinave ou social-démocratie scandinave) fait référence au modèle économique et aux modèles sociaux des pays scandinaves (Danemark, Norvège et Suède) conjuguant économie de marché et état-providence.

Bien qu’il existe des différences significatives entre les pays scandinaves, ils ont tous des points communs. Ceux-ci incluent le soutien “universel” à l’état-providence qui vise spécifiquement l’amélioration de l’autonomie individuelle, la promotion de la mobilité sociale et l’application universelle des droits de l’homme, ainsi que la stabilisation de l’économie, tout en soutenant le Libre-échange. Le modèle scandinave se distingue des autres types d’états-providence en mettant l’accent sur le plein-emploi, la promotion de l’égalité des sexes, des allocations sociales importantes et égalitaristes, une large redistribution des recettes et une politique budgétaire libérale expansionniste.

Le modèle scandinave est décrit comme un système combinant un capitalisme concurrentiel avec un secteur public important (environ 30% de la population active).

 

 

Pour aller plus loin :

Fabian_Society_Logo_CMYKUtopia sustained: The Nordic model of social democracy

Article de Einar Thorsen, Nik Brandal, Øivind Bratberg. Fabian society. 8 avril 2013

According to what one could call the ‘golden age narrative’, social democracy is a political ideology that came to fruition in the post-war decades but has since run up against its limited shelf life. This narrative plainly does not fit with the experiences of the social democrats in Scandinavia. From the premise that the Nordic model of social democracy has fared well in the restless context of globalisation and neoliberalism, there is reason to ask: what lessons can be learned?

Danemark : Au pays du plein emploi

Vidéo de 5min12. Reportage du JT de France 2 du 27 septembre 2016.

LibérationLe modèle scandinave : mythe ou réalité «en marche» ?

Article de Vibeke Knoop Rachline, Journaliste norvégienne à Paris et Franck Orban, Maître de conférences à Oslo. Libération. 2 aout 2017

Emmanuel Macron vient de recevoir le Premier ministre suédois à Paris et voit dans le modèle scandinave une «inspiration». Mais les particularités des champions du social-libéralisme semblent en contradiction avec la vision macroniste.

 

Un œil sur la planète – Doit-on imiter les Suédois ?

Vidéo de 1h42. Magazine télévisé Un œil sur la planète du 13 septembre 2010.

 

 

Retrouvez une sélection d’ouvrages sur le sujet :

Le modèle suédoisLe modèle suédois : santé, services publics, environnement : ce qui attend les Français

Les réformes menées tambour battant par la Suède depuis une quinzaine d’années sont, à quelques détails près, celles qu’on voudrait aujourd’hui nous faire adopter en France. Voici un pays où le nombre de fonctionnaires est en chute libre ; où le système de santé repose sur la prévention et la maîtrise des coûts ; où les directeurs d’école sont quasiment des chefs d’entreprise ; où les hommes ont le droit de prendre un congé de paternité de quinze mois ; où la doctrine en matière de sécurité routière est le “zéro mort” ; où les handicapés sont intégrés à la vie sociale ; où les bureaux de poste sont transférés dans des supérettes et des stations-service ; où les télécommunications, l’électricité et les transports publics sont totalement libéralisés… Au quotidien, ces réformes ont parfois eu des résultats inattendus. Parce que demain la société française risque en partie de vivre “à la suédoise”, le moment n’est-il pas venu, pour chacun d’entre nous, d’y regarder de plus près ?

 

Les transformations du modèle éco suédoisLes transformations du modèle économique suédois

Les performances économiques et sociales actuelles de la Suède ravivent l’intérêt des observateurs étrangers pour le “modèle suédois”. À l’heure où la France s’interroge sur les moyens de renouer avec la croissance et de redresser son industrie, il y a beaucoup à apprendre des ingrédients du succès suédois. Cette note examine différentes facettes de cet écosystème, telles que le dialogue social, l’innovation, les politiques de l’emploi, la fiscalité… qui ont toutes eu des effets directs ou indirects sur sa croissance économique. Elle met en avant les réformes structurelles qui ont été menées dans les années 1990 pour assainir les finances publiques tout en conservant un haut niveau de performance économique, de service public et de protection des citoyens.

 

The nordic varieties of capitalismThe Nordic Varieties of Capitalism

This is the only analysis of the political economy of the five Nordic countries (Denmark, Finland, Iceland, Norway, and Sweden). This book emphasizes the variety of experiences within the Nordic realm, from the dramatic collapse of Iceland`s economy as the financial bubble burst in 2008 to the full-employment oil-economy of Norway that proved virtually unaffected by the financial instabilities of 2008. It also identifies certain common transformations (particularly linked to the politics of immigration and integration, the persistent role of the unions, and new opportunities created by national systems of innovation).

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Book of the month : GLOBAL GÂCHIS : RÉVÉLATIONS SUR LE SCANDALE MONDIAL DU GASPILLAGE ALIMENTAIRE de Tristram Stuart

Waste

 

wikipedia

Tristram Stuart est un historien et écrivain anglais. Il a reçu le Prix Sophie de l’environnement et du développement durable en 2011. Il est l’organisateur des Banquets des 5000, conçus pour attirer l’attention sur le gâchis alimentaire. Ces repas gratuits préparés à partir d’ingrédients destinés à être jetés sont organisés dans des lieux publics.

En 2009, il publie Waste: Uncovering the global food scandal. L’ouvrage est traduit partout et sort en France en 2013. Il a donné lieu à un documentaire d’Olivier Lemaire et Maha Kharrat diffusé par Canal +.

Ce livre, à la fois passionnant et terrifiant, traite du gaspillage à grande échelle dans les pays industrialisés et de ses conséquences environnementales, économiques et sociales. Il propose également des solutions pour limiter les conséquences et modifier durablement nos habitudes.

Commençons par des chiffres frappants : Alors que dans le monde, une personne sur six souffre de malnutrition, un tiers de la production mondiale agricole est jetée ou perdue. C’est une hémorragie !

Une hémorragie qui entraîne un défrichement des forêts dans les pays en développement afin d’y installer des champs à perte de vue avec des conséquences sur la biodiversité.

La responsabilité de ce gâchis est collective : fermiers, consommateurs, industriels de l’agro-alimentaire, supermarchés, etc.

Ces légumes sont parfaitement propres à la consommation mais d’apparence imparfaite et ne correspondent pas à nos critères esthétiques. Souvent la logistique et le côté pratique ne sont pas adaptés. Par exemple, les cagettes de fruits et légumes sont calibrées. Tant pis pour la tomate biscornue ou de la mauvaise taille !

Certaines associations récupèrent ces produits invendus pour les transformer, mais cela reste à petite échelle. Un changement global est à souhaiter.

Il existe pourtant des solutions : Vendre ces produits à des prix cassés permet aux supermarchés de limiter les pertes et de limiter la répercussion sur les prix de vente au public.

Au consommateur de comprendre que l’aspect du légume n’a aucune répercussion sur sa valeur nutritionnelle et son goût. Nous sommes habitués à des fruits et légumes calibrés. Il faut d’urgence se déshabituer au beau, au propre, à la facilité.

En 2017, la prise est conscience est incontestablement entamée, plusieurs initiatives ont vu le jour comme les labels spécialisés ou la consommation de produits bio. Certains pays aux ressources limitées sont devenus, par la force des choses, des fers de lance du la lutte anti-gaspillage. Les mesures coercitives sont impopulaires mais donnent des résultats concrets.

Cet ouvrage et sa traduction sont mis à votre disposition à la cote 6-15 STU  🙂

 

Pour aller plus loin :

Tristram Stuart : Le scandale du gaspillage alimentaire mondial

Vidéo de 14 minutes. Conférence TED du 17 septembre 2012.

Les pays d’Occident jettent quasiment la moitié de leur nourriture, non pas parce qu’elle n’est pas comestible, mais parce qu’elle n’a pas l’air appétissante. Tristram Stuart fouille dans les données choquantes des aliments gâchés, et en appelle à une utilisation responsable des ressources mondiales.

 

Interview de Maha Kharrat au sujet de Global Gâchis

Vidéo de 6 minutes du 13 mars 2014.

La co-réalisatrice du documentaire inspiré par le livre de Tristram Stuart nous parle de la situation actuelle.

 

 

Voici le résumé de l’éditeur :

Alors qu’un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition, c’est près d’un tiers de la production mondiale de nourriture qui est jetée ou perdue. Cet ouvrage aide à comprendre les causes et les enjeux de ce gaspillage. Car c’est la structure même de notre chaîne alimentaire qui est à l’origine d’un phénomène « moralement condamnable et économiquement suicidaire ». D’un côté, les pays occidentaux jettent des millions de tonnes de denrées à la poubelle ; de l’autre, les agriculteurs des pays en développement manquent souvent de moyens techniques pour conserver, transporter et commercialiser leur production. Les tensions sur le marché alimentaire mondial s’aggravent et se répercutent sur la capacité des plus démunis à se nourrir. Les conséquences sont aussi environnementales : déforestation, émissions de gaz à effet de serre, pénuries d’eau, etc.

De l’Europe à la Chine, du Japon aux États-Unis, en passant par le Pakistan et la Corée du Sud, Tristram Stuart a mené l’enquête. S’il met en évidence que notre système d’approvisionnement alimentaire est dans l’impasse, il nous révèle également les solutions simples et innovantes pour tirer le meilleur parti de ce que nous produisons et en finir avec l’un des plus grands scandales de notre époque.

LES FAKE NEWS

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Aujourd’hui, la bibliothèque d’HEC Paris vous offre des pistes pour repérer les fameuses Fake news.

Voici une infographie réalisée par l’International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA)

Toute l’équipe de la Bibliothèque HEC Paris vous souhaite de bonnes et longues vacances !

P.S. : Vous avez tout l’été pour vous entraîner 🙂

 

 

  • D’abord, qu’est-ce que exactement qu’une Fake news ?

 

wikipedia-logo_1Wikipédia les définit de cette façon :

Ce sont des informations délibérément fausses ou truquées émanant en général d’un ou de plusieurs médias. Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage financier ou politique. Les articles de fake news emploient souvent des titres accrocheurs ou des informations entièrement fabriquées en vue d’augmenter le nombre de lecteurs et de partages en ligne. Les fils d’actualité de Facebook ont été impliqués dans la propagation de fausses nouvelles. Le fait que les rédacteurs soient anonymes rend difficile la poursuite des sources pour calomnie.

 

Le_Figaro_logo.svgJe vous propose un article de Roland Gauron paru sur le site Le Figaro.fr de mars 2017 :

«Fake news», un même terme pour plusieurs réalités

Employée à cor et à cri, l’expression désignant les fausses informations circulant sur Internet s’est finalement vidée de sa substance. Le Figaro fait le point sur ce terme apparu dans le sillage de la présidentielle américaine.

 

The-Guardian-logo1The Guardian proposait également un excellent article rédigé par Elle Hunt en décembre 2016 :

What is fake news? How to spot it and what you can do to stop it

‘Fake news’ has rapidly become a catch-all term to discredit all kinds of stories. We need to be smarter at recognising and combating outright fabrication

 

  • Voici comment se prémunir de ces fausses informations :

A Field Guide to Fake News: a collection of recipes for those who love to cook with digital methods

Retrouvez ici les trois premiers chapitres du guide publié en avril 2017. Compiled by Liliana Bounegru, Jonathan Gray, Tommaso Venturini and Michele Mauri.
This guide explores the use of digital methods to trace the production, circulation and reception of fake news online. It is a project of the Public Data Lab with support from First Draft.
The Public Data Lab is an interdisciplinary network seeking to facilitate research, democratic engagement and public debate around the future of the data society.
First Draft is dedicated to improving skills and standards in the reporting and sharing of information that emerges online.

 

How to Spot Fake NewsTransparentWebLogo

Article de Eugene Kiely et Lori Robertson sur FactCheck.org du 18 novembre 2016.

 

Fake News : fausses infos et vrais bénéfices

Un reportage de 20 minutes de l’émission Complément d’enquête sur le sujet publié en mars 2017.

Emmanuel Macron en couple avec Mathieu Gallet, Barack Obama musulman… Jamais vérifiées, souvent “gobées”, les “fake news”, ou fausses informations, font des ravages des deux côtés de l’Atlantique. Comment se répandent-elles ? Par qui sont-elles fabriquées ? “Complément d’enquête” sur une hégémonie virale.

Focus sur… LE TÉLÉTRAVAIL

tc3a9lc3a9travail

Le quoi ?

Selon le Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET), 16,7 % des Français télé-travaillaient au moins un jour dans la semaine en 2016.

wikipediaLe télétravail désigne une organisation du travail particulière, c’est-à-dire l’exercice d’une activité professionnelle, en tout ou en partie à distance (c.-à-d. en dehors du lieu où le résultat du travail est attendu grâce aux technologies de l’information et de la communication. Le télétravail peut s’effectuer depuis le domicile, un télécentre, un bureau satellite ou de manière nomade (lieux de travail différents selon l’activité à réaliser), dans le cadre du travail salarié, mais aussi depuis des espaces partagés (coworking), dans le cadre du télétravail indépendant.

S’il est facile de voir les avantages immédiats pour le salarié, il convient de se pencher en profondeur sur les changements d’organisation qu’il implique.

 

Pour aller plus loin…

Article de Charlotte Darche. Le Figaro. 10 mai 2015

Pour 71% d’entre eux, le travail à distance est une véritable révolution que les entreprises françaises devraient s’empresser de développer, selon une première étude sur le sujet, publiée cette semaine.

 

Article de Xavier de Mazenod. Zevillage.net. 31 mai 2016

De nouvelles applications et plusieurs expérimentations risquent de banaliser et de ringardiser le télétravail et le coworking. Le monde du travail devenait pourtant simple : on travaillait au bureau, ou éventuellement à distance, à la maison ou dans un tiers-lieu. Et si on était non salarié, on travaillait chez soi ou dans un espace de coworking. Mais ça, c’était avant.

 

  • Yahoo Bans Telecommuting – Is This Wrong?

Video of The point with Ana Kasparian. April 2013 12th. 4 min

Telecommuting – is it the future of office work….or should it really be the “present day” of office work? Yahoo’s Marissa Mayer famously banned telecommuting for Yahoo…a technology company. Should she have done that? Does that make the company look bad; a laughable competitor to Google? Is it hypocritical that she has a daycare near her? Showing up and punching a clock is the traditional way to “go to work.” but is it really the best way?

 

Article of Sean Graber. Harvard Business review digital articles. March 2015, 20th. 4 p.

The article explores the reasons why some companies benefit from telecommuting, while others do not and discusses the three core principles of successful remote work such as communication, coordination, and culture.

 

Teletravail

 

Retrouvez une sélection d’ouvrages sur le sujet :

Manager une équipe à distnce

Manager à distance requiert de nouveaux modes d’organisation et de communication qui sont développés dans ce livre. L’auteur identifie les spécificités et les opportunités du management d’une équipe à distance et présente les 10 bonnes pratiques de ce pilotage particulier et les outils associés pour équilibrer : la présence physique du manager sur le terrain ; l’usage approprié de la technologie pour mieux communiquer; une industrialisation de ses processus personnels pour optimiser son temps et gérer ses priorités.

 

Guide du bien-être du télétravailleur

 

Pouvoir travailler chez soi, ah quel plaisir !, pense-t-on. Hélas, ce n’est pas toujours le cas. Le travail à distance, ou télétravail, a ses exigences propres qu’il faut bien connaître. A une époque où cette forme d’activité, qui permet d’exercer en dehors des locaux professionnels, est en pleine expansion, mieux vaut être au fait de ses avantages et de ses inconvénients.

 

 

 

Influencing virtual teams

Learn the psychological secrets of persuasion that influence your remote employees to do what you need them to do. Stop chasing down your employees to make sure that their work is being done. In “Influencing Virtual Teams” you’ll get step-by-step tactics that you can implement straightaway with your team to improve your team’s engagement and commitment to doing their work.

 

 

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While providing a complete overview of remote work’s challenges, the authors argue that, often, the advantages of working “off-site” far outweigh the drawbacks.

 

 

Book of the month : L’AFRIQUE EST-ELLE SI BIEN PARTIE ? de Sylvie Brunel

9782361062170Aujourd’hui, j’ai choisi de me pencher sur un ouvrage de la géographe spécialiste du développement, Sylvie Brunel dont nous mettons plusieurs ouvrages à votre disposition 🙂

En 2014, elle publie un essai : L’Afrique est-elle si bien partie ? L’auteur y évoque le « retour » de l’Afrique sur la scène internationale grâce notamment à ses taux de croissance en forte hausse depuis le début des années 2000. A qui profite cette croissance économique ? Est-elle solide, durable et équitable ?

Le titre est un clin d’œil à l’agronome René Dumont qui avait publié en 1962 le livre L’Afrique noire est mal partie. L’auteur y déplorait les difficultés de l’époque : absence de programmes sociaux, difficultés des paysans, lourdeurs bureaucratiques, etc. 50 ans après, Sylvie Brunel va dans le même sens. Elle explique que cette croissance économique est trompeuse. Car si elle existe belle et bien, elle est soumise à la croissance chinoise qui s’essouffle et uniquement basée sur la fourniture de matières premières. La non-redistribution des richesses et l’oubli des dépenses sociales est source de frustration et de tension chez les jeunes.

L’Afrique est handicapée par des difficultés structurelles : Conflits ethniques, fuite des cerveaux, santé, pauvreté, régimes autoritaires, corruption, urbanisation à outrance, etc.

Toutefois, elle possède de solides atouts et opportunités à saisir : Après les ex-puissances coloniales, la diversification des partenaires commerciaux est une réelle aubaine si l’Afrique parvient à déterminer ses intérêts. Une croissance équitable est envisageable à condition d’instaurer une politique sociale de redistribution et de création d’emplois pour la nouvelle génération. Car la démographie jeune constitue à la fois une chance et un risque. Une nouvelle gouvernance, une culture du résultat vis-à-vis du peuple, la consolidation de la démocratie, l’accès à l’éducation pour tous sont des processus en cours. Bref, le changement est chaotique, lent et rapide à la fois.

Le livre est à mon sens particulièrement intéressant. D’abord parce qu’il est consacré à l’Afrique, continent trop souvent oublié de la géopolitique. Ensuite, il déconstruit méthodiquement les représentations alarmistes, exotiques ou excessives sur ce continent. Démolissant les clichés les uns après les autres, l’auteur offre une vision nouvelle et plurielle.

A noter que cet ouvrage a reçu le “prix Axyntis-Conflits du livre de géopolitique” dans le cadre du Festival de géopolitique de Grenoble en 2015.

 

Voici son résumé :

Épidémie d’Ébola, génocide silencieux des migrations clandestines, chaos suscité par l’explosion de la Libye… Alors que l’Afrique paraissait en voie d’émergence, l’actualité nous interroge : ce redressement est-il durable ?

Jamais l’Afrique n’a été plus injuste : sa croissance économique s’accompagne d’un creusement des inégalités porteur de graves tensions. La grande pauvreté persiste, y compris dans les pays émergents. Des milliers de jeunes rêvent d’une autre vie, mais voient leurs espoirs fracassés par un Occident verrouillé et des élites campées sur leurs privilèges. Conséquence de ces injustices, la rancœur grandit au cœur des villes. De graves foyers de tensions minent l’intérieur du continent et menacent les littoraux arrimés à la mondialisation. L’Afrique émergente est assise sur une poudrière.

Mettre en œuvre une croissance durable s’impose. L’Afrique a les solutions.

 

Pour aller plus loin :

Afrique, à qui profite le développement ?

Vidéo de TV5Monde du 15 décembre 2014. 12min07s

Sylvie BrunelEntretien avec Sylvie Brunel, économiste, géographe et auteure du livre “L’Afrique est-elle si bien partie ?” et Francis Laloupo, journaliste originaire du Bénin, et auteur de livre “France-Afrique, la rupture maintenant?”.

L’Afrique a la plus forte croissance économique au monde. Elle est de 4 à 5% chaque année, plus forte que la moyenne mondiale. Mais à qui profite cette croissance ? L’Afrique est-elle si bien partie ? Quelles seraient les conditions d’une croissance durable et équitable ? Y’a t-il un rejet de l’occidental ? Nos invités nous font un rapport sur l’enjeu actuel africain.

Le livre du mois : GETTING TO YES: NEGOTIATING AGREEMENT WITHOUT GIVING IN

Comment réussir une négociation

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Aujourd’hui, nous nous intéressons au best-seller de Roger Fisher, William Ury et Bruce Patton. Les trois auteurs travaillent au Harvard Negotiation Project, un centre de recherche et d’enseignement de l’université de Harvard qui a pour objectif de développer des méthodes éprouvées de négociation.

Leur ouvrage Getting to yes (Comment réussir une négociation en VF) est un des livres préconisés pour nos étudiants du MBA. L’ouvrage publié en 1981 est un succès d’édition qui a fait l’objet de nombreuses rééditions et a été traduit dans 31 langues différentes !

La négociation est inhérente au business et à la vie. Les auteurs nous proposent une méthodologie nouvelle et nous demande d’oublier tout ce que nous avons cru savoir sur le sujet. Fini le rapport de force obligatoire pour prouver notre supériorité et le choix entre les méthodes de négociation douce ou musclée.

Au contraire, les auteurs nous apprennent à différencier la personne de sa position, à établir une négociation gagnant-gagnant et à refuser le rôle de « victime ». Ils conseillent de mettre au point sa “MESORE” c’est à dire sa “MEilleure SOlution de REchange” afin que chaque parti bénéficie de “solutions de repli”. L’idée est d’obtenir un avantage mutuel grâce à une concertation équilibrée et de conserver une bonne réputation professionnelle. Plus facile à dire qu’à faire !!

L’ouvrage se lit facilement, donne presque l’illusion que négocier devient facile. On a immédiatement envie de mettre en pratique ce que l’on vient d’apprendre 😉

Convaincu ? Envie d’améliorer votre technique ? Vous pouvez trouver cet ouvrage dans le fonds de la bibliothèque en version originale et sa traduction française à la cote 9-4721-211 FIS.

 

Voici son résumé :

Quel que soit le domaine – famille, travail, relations internationales –, et que nous en soyons conscients ou non, nous devons négocier. Or, trop souvent encore, les différents sont « réglés » à l’issue d’une épreuve de force. Résultat, en instaurant un vainqueur et un vaincu, on crée des risques de nouveaux conflits : l’actualité nous en apporte tous les jours des exemples criants.

Rédigé par des spécialistes américains de la négociation et de la médiation, ce livre expose, concrètement, des stratégies éprouvées pour apprendre à négocier et parvenir à un accord satisfaisant pour les deux parties.

Avec plus de cinq millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis sa première parution – le succès de ce livre ne se dément pas. Cette nouvelle édition revue est complétée par des réponses détaillées aux dix questions le plus souvent posées, comme : la manière de négocier fait-elle réellement la différence face à une partie adverse plus puissante ? Que faire si les personnes elles-mêmes constituent le problème ? Comment adapter son approche en fonction de la personnalité, du sexe, de l’environnement culturel de l’autre partie ? etc.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille de regarder ce court-métrage d’animation qui synthétise ce que le livre veut démontrer :

Focus sur… LES GAFA V/s LES NATU

 

GA quoi ?wikipedia

Il s’agit de structures qui prennent la forme d’entreprises (et qui se distinguent donc par leur présence en tête du classement mondial du chiffre d’affaires dans le secteur informatique) et qui ont su se construire les plus grosses bases utilisateurs du monde : Google, Facebook, Amazon, Microsoft, Yahoo, Twitter, LinkedIn et d’autres. Les actuels géants américains sont ainsi surnommés GAFA, acronyme constitué des géants les plus connus (Google, Apple, Facebook, Amazon) ou GAFAM, (Microsoft). Il existe une version chinoise intitulée BATX pour Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

Les natu : acronyme de Netflix, Airbnb, Tesla et Uber, nouveaux géants du numérique qui reposent sur des modèles économiques différents des GAFAM dont ils contestent la puissance

NATU est un acronyme qui a été créé sur le modèle de celui de GAFA qui a rencontré un succès d’usage indéniable. NATU correspond aux initiales de Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Il regroupe donc les sociétés considérées comme symboliques du phénomène d’ubérisation rencontré dans le domaine de « l’économie digitale ».

 

 

Approfondissons !

Un bouleversement sectoriel impacte l’équilibre numérique

Les valeurs Natu (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) contestent la puissance des Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple).

Article de Tiago Pires du 7 août 2015. L’AGEFI

 

Le nouvel économisteVous avez aimé les gafa, vous adorerez les natu

La bataille perdue de la souveraineté numérique. Quant à la guerre ?

Article de Edouard Laugier du 28 octobre 2015. Le nouvel économiste.

 

Keley-ConsultingLes NATU ou la conquête par la disruption

Article de François Galtié, Manager Start-up (LeL & Revive) et Hugo Breitwiller, consultant digital Start-up (LeL & Revive) du 27 novembre 2015. KELEY consulting

 

 

Pour aller encore plus loin…

Vous pouvez emprunter le livre suivant :

What would Google do.jpg

What would Google do ? de Jeff Jarvis disponible à la cote 4-602 HOL

In a book that’s one part prophecy, one part thought experiment, one part manifesto, and one part survival manual, internet impresario and blogging pioneer Jeff Jarvis reverse to discover forty clear and straightforward rules to manage and live by. At the same time, he illuminates the new worldview of the internet generation: how it challenges and destroys, but also opens up new opportunities.

Le livre du mois : BON POUR LA CASSE : LES DÉRAISONS DE L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE

  • Le choix de la bibliothèque :

clipart-thumbs-upSerge Latouche est économiste, philosophe et professeur émérite à l’université Paris-sud. Il est en France l’un des principaux théoriciens de la décroissance en économie c’est-à-dire l’idée selon laquelle la croissance économique est davantage source de nuisances que de bienfaits pour l’humanité. Spécialiste des rapports économiques nord-sud, il fustige l’idée d’une croissance éternelle et infinie et défend l’idée de la frugalité, de la simplicité volontaire et d’une « sobriété heureuse ».

Plusieurs de ses ouvrages sont disponibles à la bibliothèque 🙂

Parmi ces derniers, j’ai choisi de vous parler d’un ouvrage paru en 2012 et intitulé Bon pour la casse : les déraisons de l’obsolescence programmée. Cet ouvrage, le premier paru en France sur le sujet, explicite en détail ce qu’est l’obsolescence et comment elle est liée à la notion de décroissance. Dans un monde aux ressources limitées, comment vendre toujours plus et stimuler la consommation ? L’une des réponses est : Pour maintenir la demande, il faut que les objets périssent et même de plus en plus vite.

La société de consommation a mis en place simultanément 3 ingrédients : la publicité, le crédit et l’obsolescence. Chaque ingrédient nourrit l’autre jusqu’à former un cercle (vicieux ?), celui de la consommation de masse.

L’obsolescence planifiée est à différencier de l’obsolescence technique (perte de valeur des équipements du fait de l’apparition de nouveaux modèles plus performants) et de l’obsolescence symbolique (déclassement programmé des objets par la publicité et la mode).

Elle consiste à introduire dans les objets une pièce défectueuse pour en limiter artificiellement la durée de vie. Il ne s’agit pas seulement de rendre impossible une quelconque réparation mais bien de programmer au préalable une défaillance technique calculée. C’est l’usure artificielle. Et voilà comment l’imprimante s’arrête brutalement de fonctionner au bout d’un certain nombre d’impressions !

Le texte est court (135 pages), les exemples éloquents et le livre accessible aux profanes.

 

Tenté(e) ? 🙂 Le livre est disponible dans notre fonds à la cote 2-2041 LAT

 

 

  • Voici son résumé:

L’obsolescence programmée est un processus conçu et mis en application au milieu du DéchetsXIXe siècle aux États-Unis pour développer l’addiction à la consommation et rendre captif du système économique. L’auteur montre en quoi ce processus est toujours en cours dans la société contemporaine, avec une publicité omniprésente et des produits à durée de vie limitée.

 

 

 

  • Vous souhaitez approfondir le sujet ?

N’hésitez pas à visionner la vidéo suivante :

Focus sur… LE BREXIT : QUELLES CONSEQUENCES ?

wikipediaRappel des faits :

En décembre 2015, le Parlement britannique a adopté le European Union Referendum Act, prévoyant l’organisation d’un référendum le 23 juin 2016.

La procédure de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne est consubstantiel à l’invocation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne par le Royaume-Uni. Elle résulte d’une politique engagée le 23 juin 2016 jour où 51,89 % des Britanniques se sont prononcés en faveur d’un retrait dans le cadre du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.

Quelles sont les conséquences de ce retrait pour le Royaume-Uni et pour l’Union Européenne ?

 

 

Approfondissons !

xerficanalnewsHard Brexit: pourquoi le Royaume-Uni ne sera pas un paradis fiscal

Vidéo de Xerfi canal économie du 24 janvier 2017

Le Royaume-Uni a choisi la voie du « hard » Brexit. C’est le terme consacré… mais non nécessairement exact. Disons plutôt un Brexit net, où le pays ne part pas de l’existant pour l’amender. Mais revoit l’ensemble de la copie des droits et devoirs réciproques qu’il entend développer avec l’UE. […]

 

terra-novaBREXIT : Les opportunités d’une Europe sans Royaume-Uni

Note du think thank Terra Nova du 12 juillet 2016

Après le référendum de 24 juin 2016 où les Britanniques se sont prononcés pour une sortie de l’Union Européenne, Pénélope Debreu analyse les défis qui, après ce vote, émergent pour le Royaume-Uni et l’Union Européenne.

 

The United Kingdom’s exit from and new partnershipwith the European Union

Papier officiel publié par le gouvernement de Theresa May

Prime Minister Theresa May’s Conservative government has unveiled a “white paper” outlining its proposals for Brexit negotiations. The policy document was released one day after lawmakers took the first step towards approving her plan to trigger Article 50, the mechanism that starts divorce talks between the U.K. and the EU, which she wants to begin by the end of March.

 

 

Retrouvez une sélection d’ouvrages sur le sujet :

unleashing_demonsUNLEASHING DEMONS: THE INSIDE STORY OF BREXIT de Craig Oliver disponible à la cote 2-1021-1 OLI

This book is based on detailed notes which tell the story of every key moment from the decision to call a referendum to the subsequent civil war in the Conservative Party and the aftermath of the shock result.

 

 

 

Brexit how Britain left Europe.jpgBREXIT: HOW BRITAIN LEFT EUROPE de Denis MacShane disponible à la cote 2-1021-1 MAC

HOW COULD THIS HAVE HAPPENED? On 23 June 2016, UK voters elected to leave the European Union. The result was perhaps the biggest bombshell in modern British political history. In this edition of Denis MacShane’s, the former Europe Minister reveals the full story behind Britain’s historic EU Referendum decision. Denis MacShane was the only senior Remainer to have called the EU Referendum result correctly and his book provides the essential context to the new political and economic landscape of Brexit Britain.

 

la-fin-de-leuropeLA FIN DE L’EUROPE : L’UNION AU DEFI DU BREXIT d’Olivier Lacoste disponible à la cote 2-1021-1 LAC

Passant en revue les fondations et les principes de la construction européenne, l’essai démontre qu’ils contenaient en germe les défauts qui ont mené à la crise grecque ainsi que des menaces de dislocation. Différentes réalisations de l’Europe sont ensuite analysées pour mettre en lumière leurs insuffisances et les facteurs de désunion qu’elles représentent. Des axes d’évolution sont proposés.

Le livre du mois : TERRORISTES : LES 7 PILIERS DE LA DÉRAISON

  • Le choix de la bibliothèque :

clipart-thumbs-up“Marc Trévidic est un magistrat français bien connu du grand public. Il a été juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme de 2000 à 2015. C’est lui qui a traité les affaires suivantes : Attentat de la rue des Rosiers, Attentat de la rue Copernic, Attentat contre le président rwandais, attentat du 8 mai 2002 à Karachi, assassinat des moines de Tibhirine, filière d’Artigat (2007).

Cet ouvrage paru en 2013 est plus que jamais d’actualité. Il tente d’expliquer la cause des derniers attentats terroristes commis par des Français sur notre territoire. Facile à lire, chaque chapitre peut se lire individuellement, et le résultat est extrêmement prenant. On se rend compte de la complexité du problème et du peu de rapport avec une quelconque religion.

L’auteur choisit de nous décrire successivement la trajectoire personnelle de plusieurs jeunes Français radicalisés tous issus de milieux différents.

Il nous parle de Stéphane, adolescent discret et réservé, issu d’une famille laïque et républicaine, qui va trouver dans l’Islam, puis dans le Salafisme et enfin, dans le djihadisme, une réponse à ses questions. Par le témoignage de sa mère, l’auteur nous raconte sa lente métamorphose jusqu’à sa mort brutale en Syrie comme martyr.

Marc Trévidic démonte également les clichés comme celui du « loup solitaire », dresse un historique du terrorisme idéologique en France, expose les stratégies de recrutement des organisations terroristes et la lutte incessante des magistrats et de la police pour les contrer.”

Si cet ouvrage vous intéresse, vous pouvez le trouver à la cote : 7-1125 TRE

 

  • terroristes-les-7-piliers-de-la-deraisonVoici son résumé : Pourquoi et comment devient-on terroriste ? Comment légiférer et pourquoi la mission des juges est-elle si périlleuse ? Quelle est la position de la France face à un phénomène qui n’a pas de frontières ?

Pour la première fois, un juge, l’une des figures de la galerie Saint-Éloi, nous fait pénétrer au cœur d’un système, d’un univers, aussi inquiétant que fascinant. Il n’hésite pas à se mettre dans la peau de ces apprentis terroristes pour dérouler la progression insidieuse vers la déraison.

Qu’est-ce qui pousse Stéphane, 16 ans, ce garçon issu d’une famille ordinaire, à se convertir soudain à l’Islam et à se radicaliser ? Pourquoi Assya, élevée laïquement en France, décide-t-elle un jour de porter le niqab et de s’inscrire sur un site de rencontres communautaires ? Que part chercher Abou Hamza dans les montagnes afghanes ?

Au-delà de ces parcours édifiants, c’est une justice pourtant à la pointe de l’information et de la vigilance qui ne peut être rendue, faute de preuves et de faits : car un terroriste en puissance n’est pas encore un terroriste.

 

 

  • Pour en savoir plus, n’hésitez pas à visionner la vidéo suivante :