Rencontre avec un auteur : Kidi Bebey

Et voici l’extrait audio de notre dernière rencontre avec un auteur !

Il s’agit de Kidi Bebey, qui est venu nous présenter son roman “Mon royaume pour une guitare”. Elle parle de son parcours d’auteure, de celui de son père le célèbre musicien et musicologue camerounais Francis Bebey, des relations culturelles France-Afrique et du thème de l’exil. En fin d’entretien, elle nous en lit un extrait de son roman.
Extraits de musique : Francis Bebey – Sanza Tristesse.

Merci encore à Kidi pour cette rencontre !

Café Philo : on April 7th

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On Friday 7th April at 1pm at the library.

Café Philo HEC explores new and exciting ideas from philosophy and theory, providing perspectives which can enrich and shape creative thinking and decision making in business

In the upcoming event, we will explore central ideas from Transformative Experience, a recently published book that has been receiving sustained attention in Philosophy and the Social Sciences, particularly by theorists focusing on the nature of choice and decision making, and their relation to experience.

How can we rationally make subjective choices which entail dramatically new outcomes? According to L.A. Paul, transformative experiences constitute a major challenge for normative theories of decision making, one which has not been sufficiently appreciated as of yet. When making choices rationally from a subjective point of view, we need to have a grasp on the expected value of the outcomes, as well as of the nature of the future experiences involved. And yet, for choices involving radically new experiences, those also involving a fundamental shift in our preferences – for example, significantly changing the course of life, having a child, participating in a new venture or political movement – we are confronted by the fact that we can know very little about out subjective futures. This has serious implications for our decisions. Confronting this challenge, in Transformative Experience Paul develops the idea that choosing rationally, in cases of dramatically new experiences, might require us to regard big life decisions as choices to make discoveries about the intrinsic nature of experience

The event will be co-animated in English by Liza Kharoubi Echenique and Yaron Wolf, who will discuss central ideas as well as implications of this fascinating new work.

To attend this event, please contact Sylvie Marion: marion@hec.fr

 

Café-livre du 28 février

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Voici les livres présentés lors du café-livre du 28 février :

The famished road (La route de la faim), de Ben Okri

« L’auteur, Ben Okri, est nigérien. Jeune enfant, il emménage avec sa famille à Londres où son père va étudier le droit. Il revient au Nigéria à la fin des années 1960 puis retourne à Londres à la fin des années 1970, pour y étudier la littérature à l’université de l’Essex grâce à une bourse octroyée par le gouvernement nigérian. Quand celle-ci s’épuise, Okri se retrouve à la rue, vivant dans des parcs. C’est à cette période qu’il écrit son premier roman: Flowers ans Shadows (1980).

En 1991, il écrit « The famished road », un roman dans lequel il raconte la turbulence du Nigéria à travers les yeux d’un garçon magique. Azaro est un « enfant-esprit ». Ces enfants viennent au monde et en repartent selon un cycle régulier qui leur permet de fuir la dureté de la vie. Azaro ne devrait pas rester sur terre, mais il décide de rester affronter la tragique mais fascinante réalité du monde. Il a la lucidité de voir sa naissance, vit dans 5m2 avec sa mère et son père. Ce dernier est un personnage remarquable qui a une hargne pour la vie. C’est un très beau livre qui mêle réalité, rêve et magie et qui décrit une Afrique aussi belle qu’inquiétante. » Daniel

 

My place, de Sally Megan

« Il s’agit d’une autobiographie qui, sous la forme d’un roman, parle de l’intérieur de l’expérience aborigène. L’auteur, Sally, est la petite fille d’une femme aborigène d’Australie qui s’est fait violer par un agriculteur. Enfant, elle se pense d’origine indienne, d’après ce que lui a expliqué sa mère. Elle découvre, plus tard, qu’elle est d’origine aborigène. Elle retourne sur le lieu de naissance de sa grand-mère pour en apprendre plus sur sa famille et découvrira le secret de ses origines. Elle débute la pratique du workabout, qui consiste en un rite initiatique où l’on va marcher dans la nature pour devenir adulte.

Dans le livre, elle adopte tour à tour le point de vue de sa mère, de son oncle et de sa grand-mère. Elle a une approche insolite, son livre est écrit avec tact, on sent qu’elle ne veut pas blesser la population blanche. »

Daniel nous lit 3 passages qui illustrent ces 3 points de vue, dont un où l’auteure explique pourquoi elle a décidé d’écrire cette histoire.

Films et livre à découvrir sur le thème des aborigènes : The rabbit-proof fence, de Phillip Noyce – Charlie’s country, de Rolf De Heer – Rue Cases- nègres, de Euzhan Palcy – Mort d’un trimardeur, de Arthur Uppfield.

 

Silex and the City. Vol. 7 : Poulpe city, de JUL

Drame des migrants, victoire du Front Néanderthal, angélisme bobo-sapiens, menace terroriste suivie en direct sur les chaînes d’évolution en continu : ce nouvel album de Silex and the City attaque frontalement tous les thèmes les plus brûlants de notre époque (4ème de couverture).

 

Le garçon, de Marcus Malte

« Un garçon né de façon sauvage, sans nom et très pauvre, traverse les époques sans savoir ni lire et écrire, sans aucune référence culturelle. Tous les 5 chapitres, on a une description de ce qui se passait dans le monde à cette époque.

Voici un moment assez important du livre : Lors du décès de sa mère, l’enfant va l’enterrer sans comprendre ce qu’est la mort. Il l’enterre parce que c’est la seule chose qu’elle lui ait apprise : enterrer les morts. Alors qu’il ne connaissait que sa mère et les alentours de leur cabane, il va commencer à se mettre en chemin à la rencontre des hommes.

Il s’agit d’un récit initiatique qui se passe hors société au début du 20ème siècle. Il fait beaucoup réfléchir sur les façons que l’on a de vivre et sur son rapport aux autres. » Anne

 

Origines, d’Amin Maalouf

« Amin Maalouf raconte l’histoire de sa famille. Il part sur les traces de son grand-père, de son grand-oncle… A travers son roman, il montre comment une personne est tentée de trouver dans un pays ce qu’il n’a pas dans le sien, avec l’espoir de réunir le meilleur de l’Occident et de l’orient. » Anne

 

Histoire de la violence, d’Edouard Louis

« C’est une histoire très crue et très intense où l’auteur parle de lui-même et où il dénonce un viol. E . Louis est aussi auteur d’un précédent livre « En finir avec Edouard belle gueule .» Matteo

 

L’amour des loving, de Gilles Biassette

“En 1958, aux Etats-Unis, Richard, un homme blanc, décide d’épouser Mildred, une femme noire. Le mariage a lieu à Washington. Puis le couple retourne en Virginie où ils sont confrontés à une difficulté majeure : dans cet état, à cette époque, les unions mixtes sont punies. Jetés en prison, ils seront condamnés, et bannis de Virginie jusqu’à ce que des avocats travaillant pour le mouvement des droits civiques adoptent leur cause et portent l’affaire devant la Cour suprême. Ils sont ainsi contraints à l’exil pendant plus de 25 ans.

En parallèle, on suit l’enquête d’un journaliste qui, dans les années 2010, interviewe un ancien sénateur de Virginie, en poste dans les années 50 et 60. Le journaliste doit écrire le portrait de ce politicien qui avait à l’époque avait ardemment défendu la ségrégation. IL découvre ainsi l’histoire de Mildred et Richard.” Matteo

Adapté récemment au cinéma : Loving, par Jeff Nichols

 

Call me by your name, d’André Aciman

« Il s’agit d’une histoire d’amour entre un adolescent et un professeur, d’une romance passionnelle qui dure le temps d’un été, au milieu des années 80. Tandis que Elio sort avec quelques filles, un professeur, invité l’été dans la maison de ses parents au bord de la mer, en Italie, va rentrer dans sa vie. Tous deux passent l’été ensemble, partagent des discussions sur l’archéologie, la littérature, la poésie, etc.

A la fin de l’été, Elio reste à Rome tandis que le professeur rentre à New York. Plus tard, Elio parle à son père de cette relation. Ce dernier ne le comprend pas, ne le juge pas mais aurait aimé connaître une passion d’une telle intensité, même le temps d’un été.

Les deux protagonistes se revoient bien des années plus tard à New-York, avec leurs filles respectives qui ont le même que leurs pères à l’époque de leur rencontre. L’histoire est touchante . » Matteo

Adapté récemment au cinéma : Call me by your name, de Luca Guadagnino

Rencontre avec Alexandre Andorra ou “Géopolitique des Etats-Unis” à l’aube de l’investiture de Donald Trump

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La bibliothèque a eu le plaisir de recevoir Alexandre Andorra (H.15) mardi 17 janvier.
Quelques jours avant l’investiture de Donald Trump, l’auteur nous a présenté son livre “Géopolitique des EtatsUnis d’Amérique” paru aux éditions PUF en 2016.
Le livre est désormais disponible à la bibliothèque, à la côte : 2-103 SNE
– Biographie de l’auteur :
– Son blog :
– Une interview sur France Culture :
– Une interview pour le Diploweb :

– Un article pour l’IRIS, sur l’évolution diffamatoire et populiste du Parti Républicain américain :

Café-livre, le retour !

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Voici les livres présentés lors du café-livre du mardi 6 décembre :

  • Repose-toi sur moi, de Serge Joncour

“Un beau livre d’amour. Une jeune fille hyperactive et stressée a créé une boîte de stylisme avec un camarade et se demande si ce dernier pourrait bien la trahir. Elle habite dans le même immeuble parisien qu’un ex agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Une histoire se trame peu à peu entre ces deux personnages. Ce qui est intéressant c’est que l’auteur ne raconte pas leur histoire mais nous plonge dans la tête de chacun. Et on découvre un point de vue, des pensées et des émotions qu’on ne leur prêterait pas à priori, au regard de leur physique et position sociale par exemple.” Anne.

Vous aimerez aussi : Le mec de la tombe d’à côté, de Katarina Mazetti. La délicatesse, de David Foenkinos.

  • Petit pas, de Gaël Faye

” L’histoire se passe au Burundi. Un enfant, Gabriel, y vit avec son père français, sa mère rwandaise et sa petite sœur.Sa maman Tutsi veut retourner au Zaïre tandis que son père veut rester au Burundi. L’enfant se créé son environnement et se lie d’amitié avec plusieurs copains. Ce quotidien apparemment paisible va être malmené par les vagues de violence de la guerre civile entre les Utus et les Tutsis – un conflit ethnologique basé sur des critères morphologiques et raciaux. La maman fera des aller-retours entre le Burundi et le Zaïre où elle a décidé de retourner. Elle sera victime d’extrême violence qui la rendra folle. Gabriel essaie avec les années de rester apolitique comme son père, pour ne ne pas nourrir d’esprit de vengeance. Pour cela il se réfugie souvent dans une bibliothèque. La description des coups d’Etats se fait avec des extraits de musique classique à la radio, qui sont un signe d’alerte de telles prises de pouvoir dans le pays.”  Anne.

Vous aimerez aussi : Les 40 jours de Musa Dagh, de Franz Werfel et Paule Mofer-Bury.  Les cerfs-volants de Kaboul, de Khaled Hosseini.

  • 1Q84, de Haruki Murakami

“Il s’agit d’une triologie où l’on entre dans des mondes parallèles. Dans le premier livre, on suit l’histoire d’un petit garçon et d’une petite fille qui vont se rencontrer en faisant chacun du porte -à-porte ; l’un avec son père qui va récupèrer dans les foyers la redevance télé, l’autre avec sa mère qui est Témoin de Jehovah. Plus tard, le garçon deviendra professeur de maths, et la jeune fille, sportive, sera accessoirement tueuse à gage. L’homme qu’est devenu le petit garçon nourrira l’espoir de revoir sa copine d’enfance. Il y a un passage de mondes en mondes entre chaque livre. Dans le livre suivant, on retrouve le petit garçon devenu adulte et un environnement surnaturel, empreint de magie.” Nathalie

  • La magie du rangement, de Marie Kondo

“Un petit livre de conseils pour ranger chez soi et se séparer des choses inutiles. L’auteur part du principe que lorsqu’on se demande s’il est utile de garder un objet ou non, s’il ne procure plus aucun plaisir, autant s’en débarrasser…” Nathalie

  • Je reviendrai avec la pluie, de Takuji Ichikawa

“C’est l’histoire d’un jeune homme japonais qui se retrouve veuf avec un petit garçon à élève. Le lecteur est dans la tête du jeune homme, fragile physiquement et psychiquement, et qui donne tout ce qu’il peut pour élever son enfant et honorer la mémoire de sa femme. Sa femme est morte d’une maladie et avant de mourir, elle a promis à son mari de revenir à la saison des pluies. Le livre est empreint de mélancolie, il est écrit dans un style simple et séduisant. Un jour, alors que le jeune homme japonais se balade en forêt avec son enfant, une fumée prend forme et le fantôme de sa femme prend corps. Celle-ci ne se souvient plus de rien ni de qui ils sont. Tous les trois rentrent à la maison, et le jeune homme espère que celle-ci restera… ” Céline.

  • Le charme discret de l’intestin, tout sur un organe mal aimé, de Julia Enders

” Il s’agit d’une thèse scientifique vulgarisée et humoristique. C’est une lecture plaisir où l’on apprend beaucoup de choses sur le fonctionnement de l’intestin, du corps et du cerveau.” Céline

Vous aimerez aussi : 3 minutes pour comprendre la théorie du Big Bang, des frères Bogdanov.

  • La part des flammes, Gaëlle Nohant

“Ce roman a pour toile de fond l’incendie du bazar de la charité qui a eu lieu en 1891 à Paris, dans une rue près des champs-Elysées. Ce bazar était une vente de charité organisée par la bourgeoisie parisienne au profit des pauvres, un événement mondain. Le bazar qui a pris feu était une structure provisoire en bois dans laquelle se situait des stands. Le cinématographe qui était installé en ces lieux, pour une des premières projections cinématographique des films des Frères Lumières, a pris feu. L’incendie s’est ensuite propagé, laissant pour mortes une certaine de personnes et défigurant bon nombre d’autres. Le roman dresse des portraits de la bourgeoisie de l’époque, des portraits parfois peu flatteurs laissant paraître vices et hypocrisie. On suit plusieurs personnages, notamment : Une duchesse, sœur de l’impératrice d’Autriche, qui a pris sous son aile 2 jeunes femmes, Constance et Violaine, pour participer aux œuvres de charité. Constance est en conflit avec sa mère dont elle ne supporte pas l’hypocrisie. Nérac, un  jeune homme tombé fou amoureux de cette dernière cherchera à la retrouver après l’incendie et à maintenir ses fiançailles avec elle. ” Sylvie

  • Les gens dans l’enveloppe, de  Isabelle Monnin  et Alex Beaupain 

” Ce livre est composé d’un roman, d’une enquête et d’un CD. Il a été écrit à partir d’une série de photos amateur achetée sur Internet. L’auteur, journaliste, acquiert ces photos sans but particulier. Quelques temps plus tard, elle se met à écrire une histoire inspirée de ces photos.  Alors qu’elle écrit ce roman, elle décide qu’elle mènera ensuite une enquête sur les “vraies personnes” de ces photos, ce à partir de très peu d’indices : aucune date, aucun nom ou indication géographique. Pourtant elle observe sur les clichés un clocher qu’elle retrouve sur sur un blog qui recense les clochers de Franche-Comté. L’enquête commence et la conduira sur les lieux de vie réels de ses personnages inventés. Elle découvrira plusieurs recoupements – hasards ou non? – entre “les gens dans l’enveloppe” et ses personnages : des prénoms, des drames, des histoires de famille. Un ami de l’auteur composera ensuite des chansons sur les les personnages  et les “gens”, qui seront interprétées par des chanteurs et quelques “gens”.” Sylvie

 

Miss Palmer Case

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Last Monday night, the library was the scene of quite a strange crime. Miss Palmer was found lifeless in the literature section. She had been killed coldly, her head had been hit with a bookend.

About 20 students came to investigate from 8pm to 10pm in order to find out who the murderer could be.
There were 5 suspects: 4 librarians and a student. The students – in a group or individually – interviewed them tirelessly to find out the truth. All suspects had alibis but some of their declarations were not matching: the hardest thing was to unmask who was lying.

The atmosphere was both exciting and studious. Every student was determined to uncover the culprit. After more than one hour of investigating, forming hypotheses and having doubts, our one night detectives concluded by giving the name of the person they accused of the crime. And 11 of them found the criminal: Christine!

3 of the discerning investigators were drawn to win the great prizes generously sponsored by EBSCO Information Services : Cristiano won an Ipad whereas Lara and Jiayne received a Kobo E-reader !
All the other participants got a Library goodie as a consolation Ppize : A travel mug or a USB stick for the right answers, and a cotton bag with a pen for the others.

Congratulations and thank you for having played the game and shared this fun moment with us!

 

I thought it was a great idea and really enjoyed it. Also an effort was taken to make everything look realistic, with the crime scene or the plan in the library and the staff was really friendly and interested themselves. Thank you very much for organising it. ” Lara

“I had a fantastic time at the Murder Party last Monday. The plot was clerverly crafted and the fake crime scene with red tape and a dead body outline immediately pulled me into the investigation. The library staff were in character the whole time – even when some of us asked them some really awkward questions ! –  and the plot kept thickening as we interrogated them. It was a really fun experience, also because a lot of exchange students were there and we got to work together and learn from one another’s interrogation techniques. At the end, as we were munching on cakes and sweets, the library staff revealed the identity of the murderer, and all those who had guessed right got a prize. I really hope there will be another Murder Party soon, and really encourage you to go if you haven’t been there yet! Thank you again 🙂Oriana

I really like the atmosphere and appreciate that the “witnesses” acted so hard! So enjoy it and many thanks!Jiayue

Very cool and well prepared event. To be done again !Kevin

I must say it was a very engrossing event, with a murder theme that captured my mind. It was fun to play “detective” for one night!Akshay

See the photo album on the library’s Facebook page.

 

A la Pause Ciné du 7 octobre

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Claire et Manon, étudiantes en L3, nous ont parlé de plusieurs films qui leur ont plu, dont : Les combattants (2014) , de Thomas Cailley.

“Il s’agit de son premier film. Le film commence avec un écran noir dès la première scène, on entend quelqu’un parler de cercueil. C’est film décalé, une comédie romantique qui casse les codes de ce genre. Les rôles sont inversés. La fille, Madeleine, est énergie pure, c’est elle qui mène le film,  comme une locomotive.  Elle n’apparait pas comme objet de désir bien qu’il il y ait du désir dans l’histoire. Elle n’est ni féminisée, ni sexualisée. Elle veut travailler dans l’armée tandis que le garçon qui l’admire paraît plus fragile et rêve d’une vie posée. C’est un film émouvant, une comédie subtile”.

Claire a fait un parallèle avec le film  The Grand Budapest Hotel, où le réalisateur,  Wes Anderson (2013), a demandé aux acteurs de jouer sérieusement car le scénario est assez décalé en lui-même. “Un film drôle et insolite”.

Toujours dans le registre insolite, elle a cité  Ennemy (2013) , de Denis Villeneuve. “Le début du film est ennuyant, bizarre, sombre. Un homme rencontre son sosie dans la rue, puis en avançant dans l’histoire, on ne sait pas s’il s’agit d’une seule et même personne. J’étais fâchée pendant la première partie du film et intriguée pendant la seconde, au point de chercher sur Internet l”explication du film. Et avec du recul, j’ai trouvé ce film génial.”
Elles ont fait un parallèle avec les films Mémento (2000) et Inception (2010), de Christophe Nolan, “qui manipule le spectateur, si bien qu’il n’est pas sûr de son interprétation à la fin du film”.

Nous avons évoqué les différences culturelles dans le cinéma selon le pays de réalisation.  En matière de comédie romantique, Claire et Manon donnent leur préférence aux comédies anglaises, comme “l’indétrônable Coup de foutre à Notting Hill, 4  mariages et 1 enterrement ou encore Le journal de Bridget Jones“.

 

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J’ai évoqué la sortie du film Avant d’aller dormir, un thriller issu du roman éponyme de Watson, en leur recommandant le livre. L’intrigue ? Une femme – jouée par Nicole Kidman-, affectée d’un cas très rare d’amnésie suite à un accident des années plutôt , se réveille chaque matin se croyant jeune et célibataire  avant de découvrir qu’elle a 47 ans et qu’elle est mariée à un homme depuis 20 ans. Elle va tenter de recouvrir la mémoire et reconstituer le puzzle de son existence, à l’aide d’un journal intime qu’elle va cacher avant d’aller dormir puis retrouver chaque jour.

Les étudiantes ont rebondi sur la manière dont la correspondance épistolaire peut être retranscrite à l’écran, en évoquant Les Liaisons Dangereuses (1988), de Stephen Frears, qu’elles ont qualifiée de remarquable.

Enfin, Claire nous a suggéré un autre film avec Nicole Kidman : Stoker (2013), de Chan-wook Park. “C’est un film très sensuel- sans qu’il y ait pourtant de désir chez les personnages -, avec des personnages psychopathes. Une fille vient de perdre son père dans un accident, son oncle vient habiter chez eux. Ils ont alors des comportements très étranges, dans une sorte de huis clos. Il est difficile de raconter l’histoire”.

 

Pour aller plus loin, retrouvez à la bibliothèque :

– Mémento, de Christophe Nolan

– Inception, de C. Nolan

– Les Liaisons dangereuses, de Stephen Frears

– Avant d’aller dormir, de S. J. Watson (roman)

– Le journal de Bridget Jones, de helen Fielding (roman)

 

A brief report of our first “Ciné-break”

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In the tradition of ‘café-livre’, the library has initiated on September 18th a first ‘ciné-break’, whose films and impressions are hereby shared.

 

Delphine wished to speak to us about “Hippocrate” (2014), by Thomas Lilti (ex-doctor), which tells the story of the initiation of a young doctor, an intern, in his father’s service. “This is a good film to watch, very realistic, very concrete, where you can laugh at situations that are not funny. The film  depicts a two-tier hierarchy in the medical profession, where the education of doctors has to be reviewed, especially on a tactful and psychological level.The film also focuses on the support which exists between doctors, sometimes at the cost of the patient.”

 

Mandula (MBA student) told us about the emotion he felt seeing the film ‘Amour’ (2012) by Michael Haneke and the admiration he has for the films by this director in general. According to him, Haneke depicts life simply and without artifice, and shows true love as it should be; a life love. Mandula dreams of working in the cinema industry and praises this ‘great film’ directed with limited technical and financial resources. “Haneke knows how to show anger, the excess of rage, the animal side that exists in every human being. He creates an atmosphere where one suffocates, where one feels oppressed and then empty”, according to Yi.
Also mentioned: ‘The piano teacher’, ‘The White Ribbon’ and ‘Funny games’.

 

Yi, meanwhile, wanted to share opinions on ‘Les amours imaginaires’ (2010) by Xavier Dolan, also a film about love but in a different style. It openly discusses homosexuality. Francis and Marie, two best friends, fall in love with the same man. This love triangle transforms into an unhealthy relationship and the best friends become enemies. “Dolan follows the emotions of his characters with artistic techniques such as slow motion and the use of colours in some scenes (parts all in blue, green or red, etc)”.

 

Olzem recommends ‘Mine Vaganti’ (Le premier qui l’a dit – 2014) by Ferzan Ozpetek where we find another love triangle. Just like the previous one, “the film tackles the topic of homosexuality and subtly manipulates the public so that it ends up wanting the young homosexual man to fall in love with the girl. Central themes in this Italian comedy are the Italian culture, the audience and our desire of ‘normality’/’compliance’ “.

 

Yi also observed a parallel with the film ‘The crane of Flying’ (Quand passent les cigognes – 1957) by Mikhail Kalatokzov, a Russian film which also features a love triangle: a young Moscowian, gone to the Russian front during the war, returns years after and finds his fiancée married to his cousin.

 

Pascale made us share her passion for ‘Boyhood’ (2014) by Richard Linklater, who followed the same actors for 12 years to make a film for the family and the passing of time.
We are not in judgment. Everybody has their own path.”

 

She recommended ‘Under the skin’ (2013) by Johnathan Glazer, a film without a dialogue that shows an alien who arrives on earth to seduce men before making them disappear. In the main role is Scarlett Johansson; the other roles are played by amateur actors. We find the actress in another film that, on the contrary, uses only her voice: ‘Her’ (2014) by Spike Jonze. Johansson gives her voice to a modern computer program able to adapt to the personality of each user. A man (Theodore) who acquires the program, becomes acquainted with the voice (Samantha) and falls in love…
The two films complement each other”.

 

To go further, find in the library:
– Two novels about the hospital environment : ‘Alors voilà, La 1001 vie des urgences’ by Baptiste Beaulieu; ‘Le chœur des femmes’ by Martin Winckler
‘Amour’ by Michael Haneke [movie]
– Other films with Scarlett Johansson : ‘Lost in translation’ by Sofia Coppola, ’Vicky Christina Barcelona’, ‘Scoop’ and ‘Match point’ by Woody Allen.

AU MENU DU CAFE-LIVRE DU 22 MAI

Voici les livres et les films du jour – puisque le “café-livre” s’ouvre au cinéma !

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Livres

Les yeux jaunes des crocodiles, de Kathrine Pancol

Touché : A French woman’s take on the English, Agnès Catherine Poirier

They eat horses, don’t they ? The truth about the French, de Marie Piu Eatwell

Sacrés français : un américain nous regarde, de Ted Stanger

Ils sont fous ces français, de Polly Platt

Les oiseaux sans ailes, de Louis de Bernières

La vérité sur l’affaire Harry Québert, de Joël Dicker

Par un matin d’automne, de Robert Goddard

L’Aleph, Jose Luis Borges

La cathédrale de la mer, d’Ildefonso Falcones

Mitsuba, d’ Aki Shimazaki

 

Films :

La leçon de piano, de Jane Campion

Et maintenant on va où ?, de Nadine Labaki