Creativity, Inc.: overcoming the unseen forces that stand in the way of true inspiration de Ed Catmull

Le dernier “livre du mois” de l’année 2018 est consacré à la créativité en prenant pour exemple l’entreprise Pixar.

 

 

Né le 31 mars 1945 en Virginie-Occidentale, Edwin Catmull a également grandi dans l’Utah. Fasciné dès sa plus tendre enfance par les films Disney, il rêve de réaliser des films d’animation. Edwin Catmull intègre l’université d’Utah et obtient un doctorat en physique. Le jeune diplômé travaille alors comme informaticien et participe à de nombreux projets dans le domaine de la technologie. En 1979, il devient vice-président de la branche infographie de Lucasfilm, une société de production créée par George Lucas. Ed Catmull développe notamment le logiciel CAPS qui permet de colorier les dessins animés sur ordinateur. L’année 1986 marque la fondation de Pixar par Edwin Catmull, John Lasseter et Steve Jobs.

 

Voici le résumé du livre :

CreativityLCreativity, Inc. is a manual for anyone who strives for originality and the first-ever, all-access trip into the nerve center of Pixar Animation—into the meetings, postmortems, and “Braintrust” sessions where some of the most successful films in history are made. It is, at heart, a book about creativity—but it is also, as Pixar co-founder and president Ed Catmull writes, “an expression of the ideas that I believe make the best in us possible.”

For nearly twenty years, Pixar has dominated the world of animation, producing such beloved films which have gone on to set box-office records and garner thirty Academy Awards. The joyousness of the storytelling, the inventive plots, the emotional authenticity: In some ways, Pixar movies are an object lesson in what creativity really is. Here, in this book, Catmull reveals the ideals and techniques that have made Pixar so widely admired—and so profitable.

As a young man, Ed Catmull had a dream: to make the first computer-animated movie. He nurtured that dream as a Ph.D. student at the University of Utah, where many computer science pioneers got their start, and then forged a partnership with George Lucas that led, indirectly, to his co-founding Pixar in 1986. Nine years later, Toy Story was released, changing animation forever. The essential ingredient in that movie’s success—and in the thirteen movies that followed—was the unique environment that Catmull and his colleagues built at Pixar, based on leadership and management philosophies that protect the creative process and defy convention, such as:

• Give a good idea to a mediocre team, and they will screw it up. But give a mediocre idea to a great team, and they will either fix it or come up with something better.
• If you don’t strive to uncover what is unseen and understand its nature, you will be ill prepared to lead.
• It’s not the manager’s job to prevent risks. It’s the manager’s job to make it safe for others to take them.
• The cost of preventing errors is often far greater than the cost of fixing them.
• A company’s communication structure should not mirror its organizational structure. Everybody should be able to talk to anybody.

 

Callibrain nous propose une vidéo qui reprend en 8 minutes l’ensemble des idées développées dans ce livre.

 

 

Cet ouvrage est disponible en 2 exemplaires à la cote 4-341 CAT.

L’équipe du Learning Center se joint à moi pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année 🙂

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La guerre des intelligences : comment l’Intelligence Artificielle va révolutionner l’éducation de Laurent Alexandre

Laurent Alexandre (HEC Paris MBA promo 1990) est un chirurgien-urologue français, auteur, conférencier et chef d’entreprise.

Il s’intéresse au mouvement transhumaniste et aux bouleversements que pourrait connaître l’humanité, conjointement aux progrès de la science dans le domaine de la biotechnologie. Laurent Alexandre est devenu l’un des principaux experts des enjeux scientifiques de demain. Il est business angel et il intervient régulièrement dans les médias.

Compagnon de route de l’homme politique libéral Alain Madelin, il est aussi le fondateur du site web Doctissimo.

Laurent Alexandre publie son dernier ouvrage La guerre des intelligences en 2017.

Il y aborde l’Intelligence artificielle (IA) et les vertigineuses mutations qu’elle va déclencher dans nos modes de vie, et en particulier dans notre conception de l’éducation.
D’un côté, l’IA progresse bien plus vite que tous les pronostics avancés : la rapidité d’apprentissage de l’IA est multipliée par 100 chaque année. Il faut trente ans pour former un ingénieur ou un radiologue, quelques heures pour éduquer une IA !
De l’autre, une école qui n’a pas évolué depuis 250 ans qui forme aux métiers d’hier et qui n’a pas intégré le bouleversement inévitable que l’IA va provoquer sur le marché du travail. Comment faire pour que nos cerveaux biologiques résistent à l’IA et restent complémentaires ? Comment nos enfants pourront-ils rester compétitifs face à l’IA ? Comment l’éducation, non totalement darwinienne, trouvera-t-elle sa place à côté des cerveaux de silicium boostés par les moyens presque infinis des GAFA et autres géants américains et chinois ?
Quels scénarios l’Humanité devra-t-elle choisir ? Faut-il accepter le vertige transhumaniste qui nous « upgrade » biologiquement mais nous maintient Homme ? Fusionner avec l’IA en devenant des cyborgs ? Interdire ou limiter puissamment l’IA ?
C’est à cette réflexion fondamentale et passionnante que Laurent Alexandre nous invite.

L’auteur a participé à l’émission L’invité des Échos le 12 octobre 2017. Laurent Alexandre y présente succinctement sa vision.

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Cet ouvrage est disponible dans notre fonds à la cote 1-2341 ALE. Venez-vous faire une opinion 🙂

La traque des lanceurs d’alerte de Stéphanie Gibaud

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Le 26 octobre, HEC Paris reçoit la lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud, l’occasion de se pencher sur son parcours et ses publications.

En poste comme responsable des relations publiques chez UBS France à Paris, elle a joué un rôle décisif en dénonçant dès juin 2008 les pratiques de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée de son entreprise. Depuis, elle a reçu le prix “Anticor” et a été nominée pour le prix Sakharov en 2015.

Figure de proue des lanceurs d’alerte français, elle milite pour leur protection en France et à l’étranger.

 

Voici quelques documents qui illustrent le sujet :

Dans LA GRANDE INTERVIEW, Stéphanie de Muru reçoit Stéphanie Gibaud auteur du livre «La traque des lanceurs d’alerte». En dénonçant les malversations orchestrées par la banque UBS qui l’employait, cette lanceuse d’alerte a permis à la France de récupérer 12 milliards d’euros et de mettre la main sur 38 000 comptes offshore. Aujourd’hui Stéphanie Gibaud n’a plus d’emploi et vit avec le RSA.

 

logo-le-mondeLe Monde propose un article intitulé Snowden, Deltour, Manning… Que deviennent les lanceurs d’alerte ?

Dans cet article , le quotidien explique d’où vient le terme de “Lanceur d’alerte”, détaille les affaires à l’origine des scandales et le parcours chaotique et différent de 6 lanceurs d’alerte.

 

La Bibliothèque met à votre disposition les deux livres de Stéphanie Gibaud à la cote 5-3135 GIB.

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Café-livre du 11/10/2018

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Ce café-livre a réuni cette fois 4 participants passionnés. Il s’est déroulé en anglais, so let’s say it in English!

On the menu, 3 books and 1 movie :

 

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L’hibiscus pourpre, by Chimananda Ngozie Adichie (available at the library)

It’s the story of a 15 years old girl who lives in Nigeria. Her father is a very well known man in the city and he’s trying to educated his children very like the church would like to. He seems very severe with his children and in the meantime he works for a journal where he criticizes the gouvernment. The girl discovers she had a grandfather she never heard of before. Her dad thinks his own dad would have a bad influence on her because he is not catholic and still invokes old gods. He sends  his 2 children to her sister who lost her husband and who has two others children. They discover they can learn and laugh, they change their point of view, they embrace freedom. Anne appreciated in this book to have the point of view of the children, it’d be on politics, worklife or beginning of love. Also she loved the courageous woman personified by the sister character.

 

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Journal d’un observateur, by Alain Duhamel

Nathalie is reading this essay by Alain Duhamel. “I like him. When he speaks I understand politics! He’s very clever.” He’s a french journalist and essayist. He is now 78 years old. He knew a lots of people. His parents wanted him to be a doctor, not a journalist. This book is nota biography but rather a retrospective on his profession. It is easy to read, and it is interesting because he tells how things were before. Politically speaking, she thinks he is centralized, in his explanations she finds him rather objective. He tries to be neutral. He narrates his past investigatons as a serie of intrigues.

 

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La cité de la peur, by Alain Berberian

Aditya, Indian student, really enjoyed this french movie. He was stressed all week long for  studying matters. Then, on Sunday, he watched this movie  with the HEC cinema club. He really laughed and started the next week more relaxed and  with a positive energy.

This is the story of a scene director who made a movie “Red is dead” and who is going to present it to Cannes Festival. The movie is really bad and don’t get attention until the projectionnists all die, one after another, in strange circunstances. The news get in the newspapers, more people get intrigued and want to watch the movie…

 

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Ces arbres qui nous veulent du bien, by Laurence Monce

This book invites us to a walk into the forrest. It compares the trees to human beings: explain how close we are from them, how they can help us to regenerate. Breath, energy circulation, plant bath… Many topics are developped to show how naturally we are not separated from the trees but how we form a “all” with them and how everyone can revitalize him(her)self. This topic reminds Aditya a story in Indian history. In the 18th century, people from 84 villages of Rajhastan refused the destruction of  trees on their land. So, to protect their forrest, the inhabitants, lead by the indian woman Amrita Devi,  decided to stay in turns by the trees, day after day.  Around 300 people were killed but  the villages eventually won: the Maharadjah who initially sent soldiers to cut the trees banned the destruction of the forrest.

The Bishnoi community was pioneer in ecology and the forrest protection carried on in 1970’s with the Chipko movement, also lead by a woman : Vandana Shiva.

Le patron qui ne voulait plus être chef, d’Alexandre Gérard

Le livre du mois de septembre est un ouvrage de management : Le patron qui ne voulait plus être chef.

Voici son résumé

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Alexandre Gérard

Trois cents salariés, 21 millions de CA : s’il n’a pas démarré par la grande porte, à 36 ans Alexandre Gérard est l’heureux patron d’un groupe florissant. Mais en 2009, il est frappé de plein fouet par la crise et bientôt contraint de licencier. Comment redresser la barre ? motiver des troupes désormais tétanisées ?

C’est alors qu’il décide de révolutionner son mode de management en vertu d’un principe fort : un salarié épanoui est plus performant qu’un salarié fliqué et infantilisé. Cessant de diriger à coups d’interdits et de procédures, il apprend à faire confiance – à partager avec ses équipiers l’information et la prise de décision, à solliciter la créativité de tous, supprimant au passage les signes de pouvoir. Symbole suprême de la révolution en cours : alors que s’ouvre l’épineux chantier des rémunérations, Alexandre part faire le tour du monde…

Devenu aujourd’hui l’un des principaux acteurs de l’entreprise libérée, il raconte son “grand saut” : les rencontres qui l’ont inspiré, les étapes de sa démarche, ses écueils aussi… Et surtout, la nécessaire et profonde transformation du patron lui-même.

Un témoignage vivifiant, qui accompagnera tous les managers soucieux de remettre l’humain au cœur du système.

 

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Je vous propose un article Chronoflex, l’entreprise où “le patron ne voulait plus être chef” de l’infodurable.fr

 

 

 

Vous pouvez trouver l’ouvrage Le patron qui ne voulait plus être chef à la cote 4-11 GER. Bonne lecture ! 🙂

Café-livre du 13/09/2018

 

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Pas moins de 20 personnes sont venues parler ou écouter parler de littérature lors de ce 1er café-livre de la rentrée !

Au menu du jour, 12 livres ! Les voici :

Irezumi par [Takagi, Akimitsu]

Irezumi, de Akimitsu Takagi. (dispo à la bibliothèque, cote : 895. 63 TAK)

Christelle nous présente le premier polar japonais écrit en 1947 dont la traduction en français est toute récente. Irezumi signifie tatouage. C’est l’histoire d’une femme tatouée  dont on ne retrouve que les bras et les jambes. On comprend que son tatouage intégral est l’objet de convoitise et que le tueur, sans doute un collectionneur de peau, avait pour but de récupérer son tatouage. A noter qu’au Japon, le tatouage est un art réprimé et mal perçu, on ne le montre pas de façon ostentatoire. Il a longtemps été réservé à une catégorie de personnes avec une connotation négative : criminels, prostituées, pompiers et yakuzas. Le polar japonais a un style moins rythmé que les polars occidentaux, ne vous attendez pas à des “up and down”, le style est sobre et l’enquête très descriptive. Ce livre vous invite à une plongée dans l’univers du Japon d’après-guerre avec tous les codes du milieu policier et de la société nippons.

 

Le ministère du bonheur suprême, de Arundhati Roy  (dispo à la bibliothèque, cote : 895.4 ROY)

Ce livre est écrit par une indienne altermondialiste, auteur notamment de “Le dieu des petits riens”. Il y a 2 personnages principaux dont les parcours  se déroulent, dans un premier temps, parallèlement dans une Inde où les castes et les guerres civiles dominent, puis se rejoignent par la suite dans un final plein d’espoir : Anjum, la transgenre appartenant à la caste des Hijras et Tilo, la femme indienne amoureuse d’un cachemiri à l’poque où L’Inde, le Pakistan et le Cachemire sont en guerre. Elles vont vivre des atrocités liées à la répression politique ou religieuse ainsi qu’à leurs choix de vies. Ces moments de vie très durs sont écrits “à l’indienne”, avec une plume pleine de poésie. Le Roman se termine par cette touche d’espoir et d’amour caractéristique des romans Indiens.

 

Le monde jusqu’à hier, de Jared Diamond

Ce livre s’intéresse à la question de l’homme tel qu’il existe dans sa diversité. Il met en lumière le fait que la majeure partie des études anthropologiques réalisées s’intéressent à nos sociétés modernes, des sociétés structurées en groupes de forte densité de population. Or il existe de nouveaux genres de vie peu étudiés dans des sociétés isolées de 100 ou même seulement 10 personnes, dont le modèle est peut-être issu des sociétés traditionnelles. Celles-ci ont inventé des milliers de solution en matière d’éducation des enfants, du traitement des personnes âgées, de justice et de résolution des conflits.  Elles peuvent nous inspirer pour trouver de meilleures pratiques de vie ou nous permettre de mieux apprécier des avantages de notre société que nous considérons comme normaux. Le lecteur a trouvé ce livre rafraîchissant et dépaysant !

 

Fictions, de Jorge Luis Borges ( dispo à la bibliothèque, cote : 864.1 BOR)

Il s’agit d’un recueil de  petites histoires qui nous plonge dans un monde fictif, fou et inventif qui possède en même temps les caratéristiques de La littérature d’aujourd’hui. Il aborde le thème du hasard et celui de l’organisation des sociétés. C’est un format de nouvelles intéressant, proche de la poésie, où Borges a su créer une atmosphère unique.

 

La Chine trois fois muette, de Jean-François Billeter

L’auteur, d’inspiration marxiste, explique dans cet essai le mutisme de la Chine sur la scène internationale. Pour cela, il adopte un double point de vue ; celui de l’histoire du capitalisme puis celui de l’histoire de la Chine. Il montre comment la Chine ne remet pas en question son passé, son présent ou son futur, et comment les chinois ont des prédispositions à s’adapter. Pour finir, il propose une vision radicale de la Chine en dialogue avec le dialogue de Spinoza la Chine.

 

La carte et le territoire, de Michel Houellebecq (dispo à la bibliothèque, cote : 843 HOU)

Raphaëlle, étudiante L3, a adoré ce livre. Il raconte la vie d’un artiste, Jed Martin, photographe puis peintre, qui va rencontrer Michel Houellbecq, l’écrivain et auteur de ce livre. Il s’agit d’un portrait croisé de 2 artistes et de 2 pratiques esthétiques qui  propose une réflexion sur l’artiste et sa place dans le monde. Dans ce roman, le fait d’être artiste apparaît comme une condition et non un choix, quelque soit l’art et même si il est discutable. L’artiste a pour but de rendre compte du monde. Il y a une recherche de simplicité et de réalisme dans le livre de l’auteur, comme dans l’oeuvre de Jed. On se demande si Houellebecq joue le rôle de son personnage ou s’il se décrit comme il pense être. Le livre comporte trois parties :  l’ascension de Jed, l’appel de Houellebecq pour que ce dernier fasse un portrait de l’artiste destiné à paraître dans son catalogue d’œuvres, puis une intrigue policière où Houellebecq est assassiné.

Un autre étudiant nous recommande vivement “Extension du domaine de la lutte”, un livre assez cynique du même auteur.

 

Rosa candida, de Audur Ava Olafsdóttir ( dispo à la bibliothèque, cote : 839.69 OLA)

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune homme passionné d’horticulture dans une serre en Islande. Il part rénover un jardin dans une abbaye. C’est un road trip où on ne sait pas vraiment ou il va – en Europe du sud probablement. Les lieux sont précisément décrits mais non nommés. C’est un peu déroutant au début, puis l’on accepte de suivre cet homme à la fois perdu et déterminé dans son voyage initiatique, jusqu’au retour chez lui, où il prend conscience de ce qu’il a.  Ambiance mystérieuse assurée.

 

Le cercle littéraire des éplucheurs de patates, de Mary Ann Shaffer ( dispo à la bibliothèque, cote : 813 SHA )

Il s’agit d’un roman épistolaire qui se passe après la guerre mondiale. On y lit les lettres d’une femme qui a assisté aux bombardements à Londres et essaie de se lancer dans l’écriture d’un roman. On y découvre l’histoire, les pensée et les émotions des personnages qui ont vécu pendant la guerre sur l’île de Guernesey.  Le style est très enlevé, l’humour est très fin, les personnages extrêmement bien faits. Ce roman a donné une bouffée d’air frais à l’étudiante et lui a laissé l’impression d’avoir rencontré quelqu’un, de s’être fait des amis – les protagonistes de l’histoire. Il interroge sur la séparation entre la réalité et la fiction. Il a été récemment adapté au cinéma par Mike Nell avec pour titre “Le cercle littéraire de Guernesey”.

 

L’art de la joie, de Goliarda Sapienza ( dispo à la bibliothèque, cote : 853 SAP )

Ce roman a été écrit en 1967 en Italie et n’a trouvé un éditeur pour être publié que 20 ans plus tard, au même moment où l’auteur est décédée. Une française découvrit cette ouvrage bien des années plus tard, le traduisit et celui-ci devient un best-seller traduit dans plusieurs langues. L’auteur sera considérée comme la “Proust de l’Italie”. C’est l’histoire de Modesta, une femme courageuse, qui vit dans le sud de l’Italie des amours intenses, des relations complexes et tumultueuses. Le roman est concentré sur des dialogues parfois déstabilisants. Daniel, qui nous présente ce roman, s’en délecte, savourant chaque page.

 

L’homme qui rit, de Victor Hugo

“A travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l’Homme qui Rit, Victor Hugo brosse un tableau épique de l’aristocratie anglaise des années 1700. A la fois roman d’aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous ceux de Hugo. C’est aussi le plus riche des obsessions de son auteur. Le bateau pris dans la tempête, le pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d’Ursus, les machinations du traître, la chirurgie monstrueuse, le portrait de la princesse perverse, l’or des palais et le scandale à la chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d’anthologie.” (présentation de l’éditeur). Selon Hélène, l’écriture est tellement magnifique, qu’on le lirait ce livre juste pour l’écriture.

 

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Hélène, étudiante L3,  a participé à l’écriture de ce recueil de nouvelles. Son texte a été sélectionné pour y paraître. A l’origine, le projet était d’écrire un texte dans un style particulier sur une anecdote qui a été donné pour “sujet”. Elle a été séduite par le concept et la diversité des idées qui ont émergé de cet exercice de style et la façon dont chaque co-auteur s’est approprié l’anecdote.

 

L’aveuglement, de José Saramago ( Dispo à la bibliothèque, cote : 863 SAR)

Saramago, Prix Nobel de Littérature, dresse dans ce roman le tableau d’un monde ravagé par une épidémie : l’aveuglement. Un homme s’arrête à un feu rouge et devient aveugle puis voit tout en blanc. Peu à peu, toute la population est contaminée et perd la vue. Comment peuvent survivre les passions humaines et comment reconstruire une vie commune quand tout le monde est aveugle ?

 

L’économie comme vous ne l’avez jamais vue de Jan Schwochow et Thomas Ramge

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En juin, et j’ai choisi de vous parler d’un livre d’économie à travers le beau livre L’économie comme vous ne l’avez jamais vue.

Cet ouvrage rassemble des infographies qui illustrent des concepts économiques, c’est à dire qu’il donne de la consistance à des constructions abstraites. Il rend accessible aux plus grand nombre l’univers complexe et vaste de l’économie par le biais de dessins.

De la pyramide de Maslow à la Blockchain, du marché noir mondial au cycle de vie des produits, le livre est divisé en 7 parties :

  • L’homme
  • L’entreprise
  • l’économie nationale
  • L’économie mondiale
  • La théorie
  • L’environnement et les ressources
  • L’avenir

J’ai particulièrement apprécié la page L’odyssée d’un jean dans la 4ème partie. Il y est décortiqué l’itinéraire du produit entre les champs de coton d’Asie centrale, en passant par les teintures indigo de Pologne jusqu’aux distributeurs français. Sont également analysés, les coûts de revient du produit, la marge commerciale pour chacun des contributeurs à la fabrication. C’est une excellente illustration de la mondialisation !

J’ai également aimé la partie réservée aux théoriciens de l’économie. Leurs théories complexes sont schématisées, on peut connaitre rapidement les penseurs qui les ont influencés ainsi que leurs héritiers.

 

Voici le résumé et une vidéo de l’éditeur :

L’économie comme vous ne l’avez jamais vue est un beau livre d’économie. Des concepts clés aux tendances les plus récentes, des grands équilibres mondiaux aux nouveaux modèles d’entreprises, l’économie a été traduite en images, sous forme de magnifiques infographies, vivantes et colorées, dans un format hors du commun.

  • Que nous apprend le voyage d’un jean, de la culture du coton au Kazakhstan jusqu’à sa livraison en France, sur le commerce mondial ?
  • Comment peut-on schématiser la pensée de Marx, de Keynes, d’Amartya Sen ?
  • Qu’est-ce que l’indice big Mac ?
  • Quelles seront les compétences les plus recherchées sur le marché du travail dans 15 ans ?
  • Comment l’agencement d’un supermarché nous pousse-t-il à consommer ?

 

Ce livre est disponible dans notre fonds à la cote 9-4901 SCH.

Le pouvoir des prénoms d’Anne-Laure Sellier

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Lionel ou Amaury ? Mairead ou Ruth ? Sandra ou Béatrice ? De quel prénom avez-vous la tête ? 😉

Anne-Laure SellierAnne-Laure Sellier est professeur associée au département Marketing à HEC Paris.

Sa recherche actuelle se concentre sur la mesure dans laquelle la perception du temps influence la prise de décision; la créativité; l’auto-régulation, le contrôle de soi, le bonheur, et les biais cognitifs – plus généralement, elle s’intéresse à la façon dont émotions et cognitions interagissent dans la formation du jugement et la prise de décision.

En février 2017, elle publie avec 4 co-auteurs un article de recherche dans Journal of Personality and Social Psycholohy, intitulé We look like our names: The manifestation of name stereotypes in facial appearance. Suite aux réactions contrastées des médias et du public, elle décide d’approfondir le sujet dans un livre qui paraît en mars 2018.

Elle précise : « un objectif de ce livre est de donner envie de découvrir le champ des sciences cognitives à travers un langage simple et vivant, comme celui que l’on emploie lors d’une conversation autour d’un café. A l’heure actuelle, ces sciences sont encore trop souvent perçues comme opaques ou difficiles à comprendre, ce qui n’a aucun lieu d’être. En particulier dans le cas du prénom, il existe depuis peu une véritable science sur le sujet, qui reste méconnue du public et ne devrait pas l’être, puisque tout le monde est concerné, les futurs parents à la recherche d’un prénom comme toute personne ressentant le désir de changer de prénom. Notre prénom est l’une des étiquettes sociales les plus puissantes que nous ayons, peut-être la plus puissante, chacun doit pouvoir en comprendre la portée. »

Accessible, c’est un livre qui ne laisse pas indifférent car nous sommes tous concernés.

Envie de vérifier la théorie ? Cet ouvrage est disponible à la cote 9-472 SEL.

 

Dans cette vidéo, l’auteur discute avec l’éditeur de son livre et du résultat de sa recherches : nous avons la tête de notre prénom !

 

Le résumé de l’éditeur :

Notre prénom influence notre vie. Et cela, au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Anne Laure Sellier est bien placée pour le savoir puisqu’elle a conduit une recherche dont le résultat a stupéfié le monde entier : nous avons la tête de notre prénom ! Dans un récit fascinant, vivant et accessible, elle révèle les découvertes les plus récentes de la science des prénoms et expose avec brio les mille manières dont le prénom nous façonne. Un ouvrage unique qui apporte des réponses concrètes aux futurs parents, bouscule le tabou du changement de prénom et nous interroge sur notre rapport intime à notre prénom.

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Retour sur la semaine “bien-être”

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A l’occasion de la semaine du bien-être organisée par les étudiants HEC en mars 2018, la bibliothèque a proposé une sélection de livres, films et revues à consulter sur le sujet.  Méditation, psychologie, sophrologie, hypnose, autant de disciplines et techniques pour aller à la rencontre de votre bien-être.

Voici ci-dessous la bibliographie « Well-being Week » :

LIVRES
Psychologie et santé

– Introduction à la psychologie, de S. Freud. Cote : 150.195 FRE
– Psychopathologie de la vie quotidienne, de S. Freud. Cote : 150.195 FRE
– Estime de soi : s’aimer pour mieux vivre avec les autres, de Christophe André. Cote : 158.2 AND
– La psychologie de la peur : craintes, angoisses et phobies, de Christophe André. Cote : 158.2 AND
– L’apprentissage du bonheur, de Tal Ben-Shahar et Christophe André. Cote : 158 BEN
– La sophrologie au quotidien, de Jean-Yves Pecollo. Cote : 158.1 PEC
– 121 astuces de sophrologie : et autres petits bonheurs : pour une pratique facile au quotidien, de Florence Binay. Cote : 158.1 BIN
– Cerveau et méditation, de Mathieu Ricard. Cote : 158. 1 RIC
– Heureux comme un danois, de Malene Rydahl. Cote : 158 RYD
– L’art de la méditation, de Matthieu Ricard et Fabrice Midal. Cote : 158 RIC
– Zen la méditation pour les nuls, de Stephan Bodian. Cote : 158.1 BOD
– 3 minutes pour méditer, de Christophe André. Cote : 158.1 AND
– Méditer jour après jour, de Christophe André. Cote : 158.1 AND
– La pleine conscience pour les enfants, de David Dewulf. Cote : 158.1 DEW
– Vivre la psychologie du bonheur, de Mihaly Csikszentmihalyi et David Servan Schreiber. Cote : 158 CSI
– Le livre noir de la psychanalyse, de Collectif. Cote : 150.195 MEY
– L’erreur de Descartes, d’Antonio Damasio. Cote : 152 DAM
– L’intelligence émotionnelle au travail, de Daniel Goleman. Cote : 152 GOL
– L’intelligence émotionnelle : comment transformer ses émotions en intelligence, de Daniel Goleman. Cote : 152 GOL
– The emotional brain, the mysterious underpinnings of emotional life, by Joseph Ledoux . Cote : 152.4 LED
– Le cerveau des émotions, Joseph Ledoux. Cote : 152.4 LED
– Les mots sont des fenêtres, de Marshall B. Rosenberg et Arun Gandhi. Cote : 153.6 ROS
– Cessez d’être gentil, soyez vrai, de Thomas d’Ansembourg. Cote : 153.6 ANS
– S’ouvrir à son cœur d’enfant, de Marie-france et Emma Ballet de Coquereaumont. Cote : 155 BAL
– Aïe mes aïeux, – liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d’anniversaire,
transmission des traumatismes et pratique du génosociogramme, d’ Anne AncelinSchutzenberger. Cote : 155 ANC
– Victime des autres, bourreau de soi, de Guy Corneau. Cote : 155 COR
– Faites vous-même votre malheur, de Paul Watzlawick. Cote : 155 WAT
– Le pouvoir du moment présent, d’ Eckhart Tolle. Cote : 158.1 TOL
– Journal d’un hypno thérapeute, de Katherine Roumanoff. Cote : 154 ROU
– L’hypnose, d’Antoine Biot. Cote : 154 BIO
– Du bonheur : un voyage philosophique, de Frédéric Lenoir, Cote : 113.8 LEN
– Transmettre, de Collectif (Céline Alvarez , Christophe André, Catherine Guéguen, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Frédéric Lopez, Ilios Kotsou). Cote : 302.3 TRA
– Vers la sobriété heureuse, de Pierre Rabhi. Cote : 304.6 RAB
– Global burn-out, Pascal Chabot. Cote : 4-4308-2 CHA
– Prévenir les risques psychosociaux: des outils pour agir sur la qualité de vie et préserver

Romans, biographies et BD
– Vol au desus d’un nid de coucou, de Ken Kesey. Cote : 813 KES
– Le mystère du bonheur suprême, d’Arhundati Roy. Cote : 895.4 ROY
– Dependance day, de Caroline Vie-Toussaint. Cote : 843 VIE
– Travaillons dans la joie avec Dilbert, de Scott Adams. Cote : 847 ADA
– Lettres à Claudia, de Jorges Bucay. Cote : 863 BUC
– Laissez-moi vous raconter les chemins de la vie, de Jorges Bucay. Cote : 863 BUC
– Virginia Woolf, d’Alexandra Lemasson. Cote : 923 WOO
– Sauve–toi, la vie t’appelle, de Boris Cyrulnik. Cote : 923 CYR
– Les mots pour le dire, de Claudia Cardinal. Cote : 843 CAR
FILMS
DVDs
– Vol au-dessus d’un nid de coucou, de Milos Forman. Cote : DVD FIC FOR
– A dangerous method, de David Cronenberg. Cote : DVD FIC CRO
– Ressources humaines, de Laurent Cantet. Cote : DVD FIC CAN
– Happiness therapy, de O. Russel. Cote : DVD FIC RUS
– Camille Claudel, de Bruno Nuytten. Cote : DVD FIC NUY
– J’ai très mal au travail, de Jean-Michel Carre. Cote : DVD DOC CAR
– C’est quoi le bonheur pour vous ?, de Laurent Queralt. Cote : DVD FIC PER

Monde arabe : le grand chambardement de Yves Aubin de la Messuzière

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Yves Aubin de la MessuzièreL’auteur est un diplomate français ayant officié au Maghreb, au Proche-Orient et dans le monde méditerranéen, il est expert des pays arabes et actif dans diverses instances liées au monde arabe.

Il publie en 2016 un essai : Monde arabe : le grand chambardement où il revient sur les causes immédiates et profondes du Printemps arabe et fait un état des lieux de la situation actuelle.

Il s’avère que les ressorts des convulsions de 2011 sont communs à tous les pays arabes : aspiration à la démocratie, malaise de la jeunesse, dérives autocratiques, motivations économiques, revendications sociales, etc.

L’auteur en profite pour démonter les formules et les raccourcis des termes « Révolution de jasmin » pour les évènements en Tunisie, « Printemps arabe » et « Hiver islamiste ».

Un chapitre est dévolu aux femmes dans la révolution. L’auteur fait également le point sur la tragédie syrienne.

Selon l’auteur, le monde arabe se décline dorénavant au pluriel en raison des mutations sociales, religieuses et politiques engendrées par ces bouleversements.

En conclusion, le diplomate juge que les mouvements populaires et spontanés à l’origine des protestations de 2011 ne sont pas morts, l’exigence de liberté et de dignité reviendra un jour à la charge. La révolution n’a pas dit son dernier mot 🙂

Cet ouvrage est disponible dans notre fonds à la cote 2-2/ARA AUB.

 

 

Je vous propose une interview de l’auteur par l’IRIS, l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques.

Avec 5 ans de recul, Il y analyse le « printemps arabe », les raisons profondes de ces soulèvements populaires, leur confiscation par l’armée ou les mouvements islamo-conservateurs et la situation contrastée de ces pays.

Il distingue plusieurs facteurs aux soulèvements de 2011 : le chômage, une certaine frustration de la jeunesse, la recherche de la dignité et la dénonciation de la corruption et de la prédation d’élites au pouvoir.

L’auteur différencie les pays monarchiques où la contestation n’a pas « pris » véritablement et les pays dotés d’un régime politique de type républicain. Dans ces derniers, le peuple a vu le pouvoir se transmettre progressivement de père en fils grâce à des amendements du droit constitutionnel et une mise en danger de la démocratie.

Le cas particulier de la Tunisie, seul pays où la transition démocratique a pleinement eu lieu est expliqué en détail. Ce succès est toutefois à nuancer par une certaine instabilité politique et par les difficultés économiques.

Enfin, il fait le point sur la place de l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient et sur les jeux d’influence entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, puissances en compétition.

 

 

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Résumé de l’éditeur :

Cinq ans après les printemps arabes, le monde arabe, qui est entré dans un long processus de mutations sociales, religieuses et politiques, se décline dorénavant au pluriel.

Cinq années après l’émergence des printemps arabes, le constat est celui d’un monde arabe en convulsion, au sein duquel les situations sont contrastées. Autonomes à l’origine, les soulèvements au caractère profondément social, ont été parfois confisqués par des mouvements islamo-conservateurs, puis par l’islamisme radical. Seule la Tunisie qui a ouvert la voie en 2011, a réussi sa transition démocratique. La Libye s’est enfoncée durablement dans l’anarchie. Au Proche Orient, l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen sont des États faillis, ou se sont répandus des mouvements non étatiques, notamment Daech, qui a réussi à créer un proto-Etat, de part et d’autre de la frontière syro-irakienne.

Les bouleversements dans cette région ont conduit à des rééquilibrages entre puissances régionales et internationales, qui annoncent des recompositions géostratégiques en profondeur. L’Égypte retrouve son poids stratégique, nécessaire à l’équilibre régional. L’Arabie saoudite s’affirme comme puissance régionale, en formant face à l’Iran, une coalition sunnite. Confrontée à la rébellion kurde, la Turquie revoit à la baisse les ambitions de sa diplomatie néo-ottomane en direction du monde arabe. La conclusion de l’accord sur le nucléaire renforce la main de Téhéran sur la Syrie et les communautés chiites, au Liban, au Yémen et au Bahreïn. La confrontation entre l’arc chiite et l’axe sunnite, qui relève davantage de considérations géopolitiques que religieuses, annonce une rivalité exacerbée entre Téhéran et Riyad. La nouvelle stratégie en retrait des États-Unis, permet le ” retour impérial ” de la Russie dans la région. L’Europe et plus particulièrement la France s’en trouvent marginalisées.

Le monde arabe qui se décline dorénavant au pluriel, est entré dans un processus long de mutations, sociales, religieuses et politiques.